Questions d'argent et de droit

Investir dans un studio pour le prêter ou le louer à son enfant

Bac en poche, votre enfant est enfin prêt à quitter le cocon familial pour poursuivre ses études dans une autre ville. Face aux prix élevés des locations, l’achat d’un logement pour ensuite le lui louer est une solution idéale pour se simplifier la vie et constituer un investissement patrimonial intéressant. Cependant, l’opération ne s’improvise pas et entre dans un cadre légal à respecter. Pour en savoir plus, suivez le guide !

Aujourd’hui, étudiants et jeunes actifs éprouvent de grandes difficultés pour dénicher un appartement dans leur budget. Côté logement universitaire ou social, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Quant au parc privé, cela relève encore plus de l’exploit tant les garanties suffisantes exigées sont nombreuses, et peu réalistes, pour devenir simple locataire, sans parler de celles pour accéder à l’achat. Les parents, qui en ont la capacité, sont tentés de leur venir en aide, en mettant à disposition et à titre gratuit un appartement, qui n’est pas leur résidence principale, dans une ville étudiante ou qu’ils achètent à dessein. Pour ce faire, il convient d’observer un certain nombre de règles.

Logement enfant

L’hébergement gratuit

Cette opération s’effectue sans contrepartie financière. Cependant, elle n’empêche pas le propriétaire de déduire de ses revenus imposables, les frais et charges engendrés par le logement (réparation, intérêts d’emprunt…). Le propriétaire devra s’acquitter de la taxe foncière tandis que l’occupant aura à sa charge celle d’habitation, et ce même s’il réside dans le logement à titre gratuit.

À savoir. Si vous avez plusieurs enfants, il est préférable de mettre votre logement à disposition pour la même durée afin qu’aucun d’entre eux ne se trouve lésé.

La location

Rien ne vous empêche de signer un bail avec votre enfant comme avec n’importe quel autre locataire. Le loyer devra impérativement être réaliste et au prix du marché.

À savoir. N’accordez pas trop de faveur car l’administration fiscale pourra demander des comptes au propriétaire comme au locataire. En effet, elle est en droit de rectifier le revenu déclaré en majorant le prix du loyer. Enfin, sachez que les enfants qui louent un appartement appartenant à leurs (ou l’un de) parents ne peuvent pas prétendre à l’APL (aide personnalisée au logement de la caisse d’allocation familiale).

La donation temporaire d’usufruit

Dernière option possible qui peut s’avérer très utile si vous êtes soumis à l’impôt sur la fortune (ISF), car la donation temporaire d’usufruit de son logement permet de soustraire la valeur nominale de ce bien du calcul de l’ISF. Elle revient à céder l’usage (usufruit) d’un bien à votre enfant pour une durée fixée à l’avance, généralement entre cinq et dix ans, tout en en conservant la propriété (nue-propriété). Cette opération s’effectue devant notaire, l’acte notarial devant préciser la durée de la donation ainsi que la valeur du bien. Sachez que l’administration fiscale évalue l’usufruit à 23% de la valeur du bien pour une période de dix ans.

À savoir. Pour pouvoir bénéficier de cet avantage fiscal, votre enfant devra faire sa propre déclaration de revenus et ne pourra, par conséquent, être rattaché à la vôtre.

Et vous, avez-vous déjà loué un bien à un membre de votre famille ? Quel est pour vous le meilleur investissement ? Donnez-nous votre avis, partagez votre expérience, le blog est là pour ça !

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2 commentaires
  1. Cap Valeur Patrimoine Investissement

    La nouvelle Loi Pinel permettra d’investir dans un studio afin de le louer à ses enfants. Voilà qui devrait rendre la défiscalisation au Pays Basque encore plus attrayante aux contribuables.

  2. Lucien

    Je vous conseille la défiscalisation Lmnp…50 % des recettes LMNP ne supportent pas d’impôt, ni de prélèvements sociaux.

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