À Marseille, l’immobilier reste une valeur refuge !

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Du 23 au 25 mars, s’est tenue la 16e édition du Printemps de l’Immobilier et de l’éco-construction au Parc Chanot. Les experts conviés par Logic-immo.com ont fait le point sur le marché local.

Dès le début le ton est donné par les six experts invités à s’exprimer autour de la table ronde «Tout savoir pour réussir votre projet immobilier» organisée par Logic-Immo.com : «il ne s’agit pas de remettre à demain les projets immobiliers mais de profiter des opportunités offertes car elles existent !». Un conseil rassurant en ce début d’année marqué par l’arrivée de mesures restrictives liées au plan de rigueur qui n’ont pas épargné l’immobilier.

A Marseille, le neuf et l’ancien cohabitent de plus en plus… René Ancelin, Responsable de la Commission Transaction de la FNAIM 13, introduit en disant qu’«une harmonisation des prix au m2 s’est amorcée en 2011 et tend à se poursuivre en 2012, provoquée notamment par l’arrivée du neuf dans les 14, 15 et 16ème arrondissements et par l’attractivité de nouveaux quartiers comme le 4e et le 5e». En 2011, «3000 logements neufs ont été vendus sur Marseille, un chiffre important» ajoute Patrick Alary, Président de la FPI Provence qui se réduira semble t-il cette année face à «une pénurie de foncier du côté des promoteurs et des délais de livraison qui s’allongent du côté des futurs acquéreurs».

La construction n’est pas épargnée par la rareté et l’augmentation du foncier. «Même si le projet de construire sa maison est le rêve partagé par 83% des français», relève Charles-Alain Castola, Président de l’Union des Maisons Françaises des Bouches-du-Rhône. Il souligne que la difficulté de faire construire est surtout due à la «pénurie des terrains qui fait grimper les prix et non au prix des maisons elles-mêmes». Il ajoute que «30% des acheteurs contractent des contrats de construction pour moins de 110 000 € TTC, investissement plus que raisonnable par rapport au prix du terrain».

La baisse du volume des transactions laisse entrevoir une baisse modérée des prix dans les mois à venir. Maître Dimitri de Roudneff confirme que «Marseille, qui représente 60% du marché des BDR, a connu un fort volume de transaction en 2011, entraînant une augmentation des prix de l’ordre de 6% pour l’achat d’un appartement ancien et de 7% pour une maison». Il conseille cependant aux futurs acquéreurs «de ne pas attendre en espérant une baisse des prix pour investir car la demande reste structurellement supérieure à l’offre». De plus, les institutionnels bancaires continuent de prêter. Dominique Velay, représentante de la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse, indique que «la capacité d’endettement n’est pas le seul indicateur pris en compte dans l’étude d’une demande de financement. Sont également importants la notion de reste à vivre et de saut de charges (différentiel entre loyer actuel et future charge de crédit). Le rôle du banquier est de proposer le meilleur plan de financement à son client et de le conseiller dans ses choix. La fluctuation des taux ne doit pas être déterminant dans le choix du futur acquéreur, ils évoluent mais les écarts restent minimes et les taux restent historiquement bas, par rapport au taux d’inflation».

La question ne semble donc plus se poser : il faut acheter ! En gardant en tête que «faire réaliser un diagnostic immobilier est très important lors de l’achat, notamment dans l’ancien, pour éviter les mauvaises surprises. Pour un T3, par exemple, les tarifs s’échelonnent entre 250 et 350 €, en fonction du nombre de diagnostics à réaliser et du temps passé sur chacun d’entre-eux», déclare Benjamin Odul, diagnostiqueur chez Active Diag13.

Séverine Amate, Directrice de la communication Logic-Immo.com

« À travers son baromètre et son indice de confiance de l’immobilier, Logic-Immo.com met en lumière les préoccupations des personnes en phase d’acquisition d’un bien. Les derniers chiffres permettent de détecter une certaine réticence des futurs acquéreurs en ce qui concerne l’évolution du marché immobilier. La crainte d’une détérioration du contexte économique pèse sur leur projet d’acquisition. Par ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à attendre une baisse des prix dans les six prochains mois. Si seuls 11 % envisageaient cette possibilité en janvier 2011, ils étaient désormais 42 % à anticiper ce retournement en octobre 2011. D’après les premières estimations, cette attente se renforce en début d’année : si jusqu’à présent le contexte de campagne électorale avait peu d’impact sur le marché immobilier, début 2012, un nombre croissant de futurs propriétaires sont tentés de retarder leur projet immobilier.

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