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Quels travaux faciles et peu coûteux pour faire des économies d’énergie ?

Fioul, gaz ou électricité, l’énergie s’avère toujours plus chère. C’est un poste de dépense qui pèse de plus en plus sur les ménages français. La solution ? L’amélioration énergétique du logement pour le rendre moins énergivore et alléger enfin cette facture. Mais quels travaux entreprendre pour faire des économies d’énergie ? Quelles sont les aides possibles ? Petit tour d’une grande question.

 


Dresser un état des lieux avant d’entamer des travaux pour des économies d’énergie

Les solutions d’amélioration énergétiques sont aujourd’hui nombreuses et efficaces. Mais, une opération d’amélioration énergétique ne s’improvise pas. Il s’agit d’identifier précisément les déperditions d’énergie ou les équipements énergivores et de prioriser les travaux et changements à réaliser. Cet état des lieux est obtenu par la réalisation d’un Diagnostic Performance Énergétique (DPE) avant travaux.

 

Le diagnostiqueur va constater :

– La qualité de la construction.
– Les matériaux utilisés.
– Le type et la performance de l’isolation.
– La qualité des ouvrants.
– Le mode de chauffage et de climatisation.
– Le type de ventilation.
– Ainsi que le moyen de production d’eau chaude sanitaire.

Cet audit va permettre de lister les faiblesses du logement et d’émettre des recommandations pour les traiter.

 


Le DPE obligatoire à la vente       
Réalisé par un diagnostiqueur agréé, le Diagnostic Performance Énergétique permet de catégoriser la qualité énergétique d’un logement. Obligatoire pour vendre ou louer, il est valable 10 ans, mais il est fortement recommandé de le renouveler après toute rénovation énergétique afin d’entériner l’amélioration obtenue.   


 

Quels sont les travaux d’économies d’énergie les plus courants ?

L’amélioration énergétique d’un logement relève du cas par cas. Les travaux à réaliser sont aujourd’hui bien connus ainsi que leur coût approximatif. Petite liste, par ordre croissant, des difficultés des opérations d’amélioration énergétique et de leur prix moyen (main d’œuvre comprise) :

– améliorer l’isolation des combles perdus par soufflage de ouate de cellulose : de 20 à 50 € au m² ;
– remplacer la chaudière gaz par un modèle basse température ou à condensation : de 1500 à 3500 € ;
– installer une ventilation mécanique contrôlée double flux : de 2500 à 5000 € ;
– installer des ouvrants modernes double ou triple vitrages : de 500 à 650 € par fenêtre et de 650 à 850 € par porte-fenêtre ;
– remplacer le cumulus électrique par un chauffe-eau thermodynamique : de 1500 à 3000 € ;
– renforcer l’isolation des murs par l’intérieur : de 50 à 90 €/m² ;
– renforcer l’isolation des murs par l’extérieur : de 100 à 180 €/m² ;
– remplacer la chaudière fioul par une chaudière biomasse : de 3500 à 20 000 €, silo de stockage compris ;
– installer une pompe à chaleur air-eau pour le chauffage : 100 €/m² à chauffer ;
– installer un système solaire combiné : 13 000 € pour un logement de 70 m².

 

Le podium des travaux d’économies d’énergie faciles et peu coûteux

Parmi toutes les solutions d’amélioration énergétique, trois se distinguent par la modération de leur coût et la facilité de leur exécution :

– l’isolation des combles perdus ;
– l’isolation des murs par l’intérieur ;
– le remplacement des fenêtres.

Il s’agit de travaux peu coûteux, faciles à réaliser et à l’efficacité avérée ! Leur éligibilité aux aides en vigueur en fait des choix pertinents.

Les aides pour la réalisation de travaux d’économie d’énergie 

L’amélioration énergétique des logements s’impose comme une priorité face à la raréfaction des énergies fossiles et aux enjeux climatiques. Il s’agit de rénover pour consommer moins en privilégiant si possible les énergies renouvelables. Volet important de la politique publique de transition énergétique, l’amélioration énergétique des logements privés anciens (plus de deux ans) est éligible à plusieurs dispositifs d’aides :

– la prime énergie : ce dispositif permet aux entreprises émettrices de CO² de participer aux efforts de réduction de ce dernier en subventionnant les éco-travaux des particuliers. Désormais appelée « coup de pouce économies d’énergie », la prime travaux 2019 se concentre sur l’isolation des combles et les moyens de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Elle offre jusqu’à 4000 euros d’aides selon la nature des travaux et le niveau de revenu du ménage concerné.

– le CITE : le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique permet de récupérer jusqu’à 30 % du prix hors taxe des matériaux et équipements installés dans le cadre d’une amélioration énergétique éligible.

– L’Eco-Prêt à Taux Zéro : ce prêt sans intérêt facilite le financement des travaux d’amélioration énergétique en permettant l’étalement de la dépense sans surcoût.

– La TVA réduite à 5,5 % : le Code Général des Impôts accorde une TVA réduite au taux de 5,5 % pour tous les travaux d’amélioration énergétique des logements dont l’ancienneté est supérieure à 2 ans.

– Les aides de l’ANAH : l’Agence Nationale de l’Habitat peut accorder des aides pour l’amélioration énergétique aux ménages les plus modestes ou aux bailleurs s’engageant à louer par la suite à loyer modéré.

 


Sous quelle condition recevoir la prime énergie ?

L’éligibilité à la prime énergie et au crédit d’impôt pour la transition énergétique est conditionnée à la réalisation des travaux d’économie d’énergie par un artisan reconnu garant de l’environnement (label RGE).


 

Exemple : les travaux de soufflage de ouate de cellulose dans des combles perdus

M. Dupont habite Brignoles, dans le Var. Il possède une maison de 100 m² et souhaite renforcer l’isolation de ses combles. Il a signé un devis pour y faire mettre en place de la ouate de cellulose par soufflage.

Le devis de l’artisan certifié RGE, chargé de l’opération, indique un prix hors taxe de 1400 euros pour l’achat de 1050 kg de ouate de cellulose (10,5 kg par m² pour une couche isolante de 30 cm). Après inscription sur une plate-forme en ligne « prime énergie », M. Dupont touchera une prime de 1050 euros et récupérera 30 % de cet achat sous forme de crédit d’impôt, soit 420 euros. Un total non négligeable de 1470 euros d’aides pour cette opération d’amélioration énergétique. (simulation prime coup de pouce EDF )
Aujourd’hui tout plaide pour la rénovation énergétique des logements énergivores. Les économies réalisées année après année sur la facture d’énergie et les aides disponibles en font une opération particulièrement rentable. L’amélioration de la qualité énergétique induite renforce en outre l’attractivité du logement à la vente en permettant d’afficher un bon DPE. Une opération vraiment gagnante ! 

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