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Vendre son logement, c’est difficile pour 44 % des vendeurs !

Si le contexte actuel est favorable aux vendeurs, avec une demande plus forte que l’offre, 44 % d’entre eux considèrent que la vente d’un bien est toujours un processus compliqué. Une difficulté qui est davantage ressentie par les vendeurs provinciaux que par les Franciliens.

 

Vente : un processus plus difficile pour les Provinciaux que pour les Franciliens ?

Si 69 % des vendeurs considèrent que la période actuelle est idéale pour vendre un logement, avec un ratio de 1,5 acheteur pour 1 vendeur selon une étude Logic-Immo-Kantar TNS, ils sont cependant nombreux à anticiper des difficultés dans la concrétisation de leur projet de vente : 44 % estiment que la vente d’un bien est toujours un processus difficile. Le 1er frein à la vente reste le fait de ne pas recevoir d’offre. C’est le cas de 35 % des vendeurs interrogés.

Les vendeurs provinciaux perçoivent plus de difficultés que les vendeurs franciliens. Ils sont 49 % à considérer que la vente est un processus difficile, contre seulement 26 % en Ile-de-France. Cette perception est en partie nourrie par une « sous présence » des acheteurs en Province.

Le 2e frein perçu par les vendeurs reste le fait de s’accorder sur le prix avec l’acquéreur. Le prix visé par les acheteurs reste inférieur à celui proposé par les vendeurs. Les 2 tiers des acquéreurs visent un prix d’achat inférieur à 300 000 euros tandis que seulement 4 vendeurs sur 10 proposent un prix de vente dans cette fourchette. Cette dimension semble être un point de blocage dans la mesure où les vendeurs ne sont pas plus enclins (24 %) que les acheteurs (23 %) à faire des concessions sur le prix.

 

49 % des vendeurs craignent une dégradation du contexte économique en 2019

En 2019, le marché immobilier français profite d’une demande toujours très vigoureuse, avec 3,1 millions d’acheteurs en janvier, pour 2,1 millions de vendeurs. Malgré cela, acheteurs comme vendeurs s’attendent à une dégradation du niveau de vie dans les prochains mois, avec une vision encore plus pessimiste de la part des vendeurs de Province : 49 % d’entre eux s’attendent à une dégradation du contexte économique dans les 6 prochains mois (contre 44 % pour l’ensemble des vendeurs).

Cependant, une hausse des prix ne semble plus d’actualité, sauf en Ile-de-France où acheteurs et vendeurs s’attendent plus que la moyenne à une augmentation des prix dans les 6 prochains mois. Dans le détail, 35 % des vendeurs franciliens s’attendent à une hausse des prix (contre 30 % pour l’ensemble des vendeurs) et 40 % des acheteurs franciliens s’attendent à une hausse des prix (contre 36 % pour l’ensemble des acheteurs).

« La tension sur le marché immobilier se maintient mais son intensité varie sur le territoire français. Ainsi, en Ile-de-France, le marché est hypertendu avec une vision à 6 mois d’une hausse des prix tandis qu’en Province l’offre nourrit plus d’incertitudes et s’attend majoritairement à une stabilisation des prix » résume Mathilde Voegtlé, Responsable Etudes chez Logic-Immo.

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