Blog > Tendances > Témoignage: Une maison oui, mais pas à n’importe quel prix !
Tendances

Témoignage: Une maison oui, mais pas à n’importe quel prix !

Devenir propriétaire d’une maison, quelle consécration. Enfin, pas pour tout le monde. Prenez l’exemple de François, dont le voisinage a vite douché l’enthousiasme. Désormais, son vœu le plus cher est de retrouver Paris !

« Après des années d’économies et une aide de mes parents, j’avais franchi le pas qui me menait au paradis : l’achat d’une maison avec un jardin, plus – oh miracle ! – une petite bâtisse minuscule construite tout au fond… Des roses l’été, un panier de basket accroché au mur et devant ma maison, une petite ruelle pavée –adorable ! – : donc pas de voitures ! » François décide de s’installer petit à petit, il n’a pas les moyens de démarrer de gros travaux et fait tout lui-même : il décape et vernit l’escalier, repeint les chambres, il y passe tous ses week-ends.

«  L’été est enfin arrivé, j’ai acheté un barbecue, planté plein de petits légumes, invité des copains : la belle vie ! » Pourtant, c’est ce même été que les premiers agacements ont émergés, venus des bruits ininterrompus des enfants dans la piscine d’à côté et des hurlements de leur mère.

Terrace in apartment
Terrace in apartment

 

Quand avoir un jardin rime avec cauchemar

Avec l’automne, le calme est revenu, mais un autre souci a pointé le bout de son nez : « Des voitures venaient se garer dans la ruelle, m’empêchant de pouvoir aller travailler. Il s’est avéré que c’était toujours les voisins d’à côté. »

Bien sûr, François a tenté d’être conciliant, il est allé discuter avec la famille. Laquelle l’entendait avec plaisir et recommençait invariablement.

Les étés se sont succédés avec des fenêtres à triple vitrage installées depuis, et un stress devenu continuel. « Impossible de jardiner sans me prendre un ballon dessus, sans entendre hurler aux alentours, je me sentais agressé continuellement et je partais le plus loin possible, loin de ma maison.. L’idée m’est venue alors d’en changer et puis, petit à petit, j’ai eu envie d’étage, d’anonymat, de bitume et de protection… » La minuscule maison au fond du jardin menaçait de s’écrouler et les légumes étaient dévorés par les oiseaux et les insectes avant même qu’il ait le temps de les cueillir.

 

Comment trouver à Paris un appartement digne de ce nom…

… sans dépenser une fortune ? Les prix étaient –même avec la baisse bien plus élevés, et passer d’une belle surface à un minuscule appartement n’était pas chose aisée : « Je regardais tous les jours les annonces mais négocier de particulier à particulier relevait du miracle. Les prix étaient délirants ! » François décide alors de se tourner vers les agences, il les visite un peu par hasard, en flânant le week-end. En revanche, il reste inflexible sur un plafond de prix très bas qu’il s’est fixé. Dans le même temps, toujours en prenant son temps, il fait venir quelques agences chez lui…

 

Une transition en douceur

Quitter cette maison, « Sa » maison lui demande néanmoins du courage. Il s’aide en se disant qu’il va trouver son 80 m2 à Paris avec balcon pour le prix de sa petite maison à Colombes. Pari tenu ? Paris gagné ! Il visite dans le 13e arrondissement un appartement des années 70 avec balcon, une surface optimisée et … tout à refaire. Deuxième souci : réunir tous les héritiers dispersés aux quatre coins du monde pour la signature.

 

Un an et demi entre le compromis et la signature

L’agence l’avait prévenu. François le savait, cet appartement était le fruit d’une succession avec 13 membres d’une SCI disséminés en Asie pour la plupart. Entre temps, après des mois de visites infructueuses, il a enfin obtenu une offre pour sa maison qu’il ne refuse pas. Oui, mais où aller en attendant ? Louer ? A l’hôtel ? Il décide de prendre un garde-meuble et de retourner vivre à 45 ans chez ses parents… Une transition dans sa vie qu’il ne regrette pas. Le prix de l’appartement enfin négocié, il finit par signer après des mois de patience et de nombreux rebondissements. Aujourd’hui, François vit de nouveau à Paris intra-muros, – un quotidien qu’il a toujours adoré – dans son grand home sweet home tant mérité. Sur son balcon, un petit pot en terre contient quelques fleurs de son ancien jardin…

 

Et vous, auriez-vous aussi de furieuses envies de faire machine arrière et de retourner à Paris après une vie bucolique ? Dites-nous tout, le blog est là pour ça !

 

Suivez-nous sur