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Questions d'argent et de droit

La chute du marché du neuf expliquée

Alors que l’année s’achève, que faut-il penser du marché immobilier et, tout particulièrement, du segment du neuf ? Alors que les biens peinent à être vendus, des voix s’élèvent du côté des professionnels du secteur, pour qui les perspectives se sont nettement dégradées. Quelle est l’ampleur de cette chute, et quelles sont les mesures prévues par le gouvernement pour l’enrayer ? Analyse et perspectives.

Une baisse jugée préoccupante

À l’heure où la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) rend les conclusions du dernier trimestre de 2013, l’heure est quelque peu préoccupante pour l’ensemble de la profession, qui a vu les ventes de logements neufs chuter de 11,2 % en un an. Ainsi, en 2013, à la même période, 22 847 logements neufs avaient été commercialisés, contre seulement 20 921 aujourd’hui.

En ce qui concerne les ventes au détail, elles sont aussi à la baisse et accusent un recul de 13 % sur l’année. Même constat du côté des investisseurs, dont la part des ventes est passées de 60 % en 2010,
à 40 % depuis 2013.

Appartement neuf

Du côté des prix 

Alors que l’ancien est en baisse constante depuis près d’un an, les prix dans le neuf demeurent relativement stables. La FPI estime qu’acheter un produit neuf revient, sur l’ensemble du territoire, à 3 946 euros/m2 en moyenne, en très légère augmentation, de l’ordre de 0,3 %. En Île-de-France, on observe également une hausse de 0,2 %, pour une moyenne de prix plus élevée, soit 4 648 euros/m2.

Quelles mesures pour relancer le marché ?

Pour répondre aux promoteurs et aux professions liées à la construction, le gouvernement vient de rendre public les trois chantiers majeurs qui seront lancés dès 2015. Afin de favoriser la compétitivité des entreprises, 70 millions d’euros seront ainsi dévolus au financement des plans et programmes suivants :

•  Le plan de transition numérique du bâtiment. Il permettra, sur trois ans, d’intégrer le numérique chez les nombreux acteurs de la construction. Objectifs : économiser les coûts et accélérer la productivité du côté des chantiers.

•  Le plan de recherche et développement pour le traitement de l’amiante dans le bâtiment. Il permettra à la fois d’assainir l’ensemble des constructions encore dangereuses et de faire travailler de nombreux professionnels.

•  Le programme d’action pour la qualité de la construction de la transition énergétique. Il accompagnera la professionnalisation des acteurs en matière d’efficacité énergétique, en même temps qu’il créera des emplois qualifiés.

Et vous, que pensez- vous de ce plan de relance ? Comment expliquez-vous le désintérêt des investisseurs et des particuliers pour les programmes neufs ? Dites-nous tout, le blog est là pour ça !

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