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Logements anciens : une lente mais constante baisse des prix

Qu’on se le dise, alors que les taux d’intérêt français n’ont jamais été aussi bas et ce, pour le plus grand bonheur des aspirants acheteurs, il semblerait que le marché de l’ancien soit dans une phase transitoire, voire de stagnation. En effet, les personnes désireuses d’acheter prennent de plus en plus de temps pour faire un choix et signer définitivement une transaction. Les prix dans l’ancien, jugés encore trop élevés, sont directement mis en cause pour expliquer ce manque d’entrain. La bonne nouvelle pour les futurs acquéreurs est que le marché immobilier va s’adapter à la demande et, selon les spécialistes unanimes sur ce point, une lente baisse des prix dans l’ancien est d’ores et déjà amorcée.

Les raisons

Le saviez-vous ? 30% des biens dans l’ancien ne trouvent pas preneurs (Source : Réseau Guy Hoquet). Cela explique en grande partie, le nombre de transactions effectuées, durant le premier semestre 2014 qui a plafonné autour de 740 000 ventes, au vu des résultats publiés par les Notaires de France. Un bilan jugé convenable mais tout de même baissier comparativement à la moyenne historique de ces dix dernières années, à hauteur de 800 000 transactions par an.

Alors que les prix des logements anciens semblent encore faire de la résistance avec de timides descentes affichées en début d’année, -1,3% en province et -1,6% en Île-de-France (Source : Notaires de France), cet état de stagnation va progressivement se débloquer face à une demande en position de force.

Paris - Plantes et espaces verts

Les inégalités de l’Île-de-France

Les Notaires de France notent pour le premier trimestre 2014, en Île-de-France, une baisse des prix des appartements anciens de -1,2% et de -2,3% pour les maisons. En revanche, ne vous y trompez pas, la capitale et la petite couronne ne semblent pas touchées par cette baisse générale. Les départements les plus proches de Paris, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis, profitent, au passage, de la demande constante. Car, à défaut de pouvoir acheter dans Paris intra-muros, les acquéreurs se dirigent vers les villes limitrophes et facilement accessibles en transports en commun.

C’est donc au niveaude la grande couronne francilienne que le phénomène se fait le plus sentir avec -2,9% pour les maisons et -1,7% pour les appartements (Source : Guy Hoquet). Pour information, le Val d’Oise (95) est particulièrement concerné puisque les prix accusent un recul général de l’ordre de -4,4% (Source : Réseau Century 21).

Une province hétérogène

Comparée à la même période en 2013, les Notaires de France observent une baisse des prix au fil des mois de 2014. D’une manière générale, les prix des maisons dans l’ancien ont baissé de -1,9% et de -1,1% pour les appartements. Là encore, les écarts sont plus significatifs dans certaines grandes villes de France alors que d’autres se maintiennent, voire augmentent par endroit.

Ainsi, le prix appartements dans l’ancien diminuent à Rouen de -8,6%, Saint-Étienne de -6,8%, Lille de -5,3%, Nice de -3,6%, Rennes de -3,3% , Grenoble de -3,2% , Nantes de -1,7% et Toulouse de -1,3%. Seules Strasbourg et Bordeaux se maintiennent à la hausse avec respectivement  + 2% et +12,2%.

Côté villes stables, Dijon affiche un calme relatif avec une évolution de – 0,7%, Montpellier  de -0,6%, Marseille de -0,5%, Toulon de -0,2% tandis que Lyon affiche même une légère hausse de 0,9%.

Concernant les maisons dans l’ancien, des contrastes locaux se dessinent parmi les 12 villes qui comptent le plus de transactions en 2014 (Source : Notaires de France). Ainsi, sont en recul, Châteauroux avec -11,5%, Troyes avec -8,5%, Reims avec -7%, Limoges avec -6,2%, Brest avec -4,7% et Caen avec -2,9%.

Un peu en retrait, Lyon avec -1% et Rouen avec -0,6% se stabilisent quand Bordeaux et Lille n’affichent aucune différence par rapport à l’année 2013. Sortent du lot, Toulon avec une hausse de 1,8%, Toulouse de 2,9%, Marseille et Aix-en-Provence de 5,5% et Nantes de 6,8%.

Et vous, avez-vous noté une baisse des prix dans votre région ? Selon vous, cette tendance va-t-elle se poursuivre ? Faut-il patienter encore un peu avant de se lancer dans l’achat ? Faites-nous part de votre point de vue, le blog est là pour ça !

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