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Vendre avant la fin de son crédit, c’est possible ?

Vous avez acheté un logement en contractant un crédit mais vous ne comptez pas garder votre bien ? Autre cas de figure, vous souhaitez saisir une opportunité intéressante qui s’offre à vous sans avoir encore vendu ni fini de payer votre logement actuel ? Revendre sans avoir terminé de rembourser son prêt est une opération possible et plus répandue que l’on ne le croit. Mais cela ne va pas sans certaines contraintes et autres précautions à prendre. Pour en connaître et en maîtriser toutes les subtilités, c’est par ici !

Revendre sans acquérir un autre bien

Pour rembourser complètement votre bien une fois que celui-ci a été vendu, c’est votre notaire qui va transmettre à votre établissement bancaire le solde du prêt. Attention, même si la somme est exacte, n’oubliez pas que le contrat que vous avez signé avec votre banque comprend le versement d’une indemnité de remboursement anticipé ou IRA, c’est-à-dire des frais supplémentaires. Et pour compenser les intérêts que vous ne lui verserez plus par la suite, un dédommagement en sa faveur est prévu.

Dans le cas d’un prêt à taux fixe, votre banque vous demandera maximum
six mois d’intérêts, qui peuvent représenter jusqu’à 3 % du capital restant à rembourser. Dans le cas d’un prêt à taux révisable, ces pénalités sont plus élevées et sont mentionnées dans le contrat que vous avez signé au préalable.

À savoir : si votre prêt a été établi avant le 1er juillet 1999, cette indemnité peut être évitée dans trois cas bien précis : si vous avez vendu votre bien en cas de chômage, de décès (ou de votre conjoint) ou de mutation professionnelle.

Vendre pour acheter un nouveau bien

Même si vous n’avez pas vendu au préalable votre ancien logement, la solution la plus répandue est de contracter un prêt relais pour parer à tout problème de trésorerie car, à moins d’avoir déjà en main une promesse de vente, la finalité de la transaction reste toujours incertaine. Le principe du prêt relais consiste alors à toucher de la part de votre banque entre 60 et 80 % du prix du bien mis en vente, avec un taux d’intérêt supérieur à celui de crédit classique. Cette « facilité » s’étend en général sur une durée d’un an, voire deux ans au grand maximum. Évidemment, une fois que vous aurez vendu votre ancienne acquisition, vous serez tenu de rembourser à votre banque le capital prêté tout au long des deux transactions.

À savoir : si les banques ne prêtent jamais 100 % de la valeur du bien qui est mis à la vente, c’est pour la simple et bonne raison que l’organisme prêteur part du principe que les vendeurs revendent souvent moins cher que le prix escompté au départ, les négociations étant très souvent de mise. Cela permet également de limiter les risques pour votre établissement. En revanche, avec une promesse de vente en bonne et due forme et avec l’indication précise du prix de vente, le financement de votre crédit peut atteindre 90 % de la valeur de votre bien.

Et vous, avez-vous connu cette situation ? Trouvez-vous l’opération risquée ou, au contraire, avantageuse ? Faites-nous part de votre expérience et de vos conseils, le blog est là pour ça !

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