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Accédants à la propriété : des parcours de moins en moins classiques

Une récente enquête logement publiée par l’INSEE a mis en évidence que 1,8 millions de ménages sont devenus propriétaires de leur résidence principale entre 2002 et 2006.

Cette étude se révèle intéressante dans la mesure où elle met à mal le parcours résidentiel « classique », ou supposé tel, qui voudrait qu’après quelques années de location, un couple achète un logement de petite surface, puis un autre plus grand lorsque des enfants naissent.

En effet, il apparaît que 22% des propriétaires sondés pour cette enquête l’avaient déjà été par le passé, et avaient connu entre les deux une période de location. Plus âgés que les primo-accédants (47 ans en moyenne vs 37), ces propriétaires sont aussi plus aptes à financer des biens plus onéreux, notamment via un apport personnel plus important : 14% d’entre-eux n’ont même pas recours à l’emprunt (vs 2% pour les primo-accédants).

La structure du ménage varie aussi entre ces propriétaires qui ne sont pas primo-accédants au sens strict du terme (ayant déjà été propriétaires par le passé) et les véritables primo-accédants, qui accèdent donc à la propriété pour la toute première fois : on y trouve une part plus élevée de couples sans enfant et de familles monoparentales.

Cet aspect est un premier indice pour tenter de comprendre pourquoi ces « anciens puis de nouveau propriétaires » ont connu un laps de temps de location entre les deux. Toutefois, c’est surtout l’étude des raisons avancées par ces mêmes propriétaires ayant quitté leur logement pour une location pendant un certain temps avant de racheter un autre bien, qui apportera un éclairage définitif. En France, il est estimé à 100.000 le nombre de ménages qui chaque année quittent le logement dont ils étaient propriétaires pour prendre une location. La première raison (43% des cas) qui motive ce changement est la modification de la structure du ménage et plus précisément la séparation du couple en majorité – et dans une moindre mesure le décès de l’un de ses deux membres.

En effet, selon l’INED, les unions sont de moins en moins pérennes. Le nombre de divorces ne cesse d’augmenter, tout comme celui des ruptures (mariage ou non) dans les cinq premières années.Ces fréquentes séparations génèrent d’une part des déménagements, et d’autre part des reventes lorsque le couple étaient tous deux propriétaires du logement.

L’achat d’un nouveau logement impliquant le plus souvent de vendre l’ancien, de rembourser les emprunts…les propriétaires qui se séparent peuvent rarement acheter un nouveau logement immédiatement. Séparés, ils louent donc pendant un certain temps, avant de pouvoir devenir propriétaire à nouveau, seul ou dans un nouveau couple.


Sources : ANIL, INSEE.

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