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Lampes fluocompactes : les précautions à prendre

Dans les derniers articles, nous avons détaillé tous les types d’éclairages domestiques : la lampe à incandescence, la lampe halogène, la LED et la lampe fluocompacte. Nous avons vu que la lampe fluocompacte présentaient différents risques pour les particuliers, liés notamment :

– aux rayonnements électromagnétiques,
– aux émanations de mercure en cas de bris.

Aujourd’hui, voyons les précautions d’usage de la lampe fluocompacte, de plus en plus répandue dans les magasins et nos logements.

Risques liés aux rayonnements électromagnétiques

L’ADEME conseille, en cas d’utilisation prolongée, de maintenir une distance de 30cm entre l’utilisateur et l’ampoule. L’administration fédérale suisse recommande également à l’utilisateur de se tenir à une distance de plus de 30 cm de ces lampes en cas d’utilisation prolongée.
Il s’agit d’une distance qu’il faut garder en tête, notamment pour les lampes de chevet ou les lampes de bureau, qui peuvent se trouver à proximité immédiate du corps humain durant de longues périodes.

Et parce que les lampes fluocompactes génèrent des ondes électromagnétiques qui peuvent rentrer en interactions avec les simulateurs cardiaques, les porteurs de simulateurs cardiaques, de dispositifs médicaux implantables et prothèses électriques doivent particulièrement prêter attention à respecter cette distance de sécurité de 30 cm.

Risques liés aux émanations de mercure en cas de bris

Les lampes fluocompactes contiennent entre 2 et 5 mg de mercure. En cas de bris, le mercure est libéré sous forme de vapeur. Les taux de mercure mesurés en cas de bris sont très différents selon l’ampoule, le volume de la pièce et sa ventilation, et également si l’ampoule est brisée à froid ou à chaud. On retiendra toutefois que les seuils mesurés sont toujours supérieurs à ceux fixés par l’OMS, et qu’une ampoule brisée à chaud expose toujours plus de mercure qu’une ampoule brisée à froid.

La question d’un risque pour la santé pour les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes fragiles est donc posée, notamment en cas de bris à chaud. En conséquences, la CSC recommande de toujours privilégier au moment de l’achat les ampoules fluocompactes affichant le plus faible taux en mercure.

Il vaut également mieux éviter d’utiliser les lampes fluocompactes dans les lieux ou les situations où le risque de casse est élevé (lampe mobile, chevet d’enfant par exemple).

En cas de bris d’une lampe fluocompacte :

– aérer longuement la pièce après avoir fermé la porte derrière soi, en quittant les lieux,

– après une longue aération, il convient de ramasser les débris à l’aide de gants et de papier absorbant jetable. L’aspirateur et le balai sont à proscrire, car ils mettent en suspension dans l’air les particules de mercure.

– La lampe et les débris seront placés dans un sac en plastique lui-même déposé dans un bac de récupération.

Les lampes usagées quelles qu’elles soient, tout comme les lampes fluocompactes (brisées ou entières) ne se jettent pas dans les poubelles. Elles doivent être déposées dans une borne de récupération spécifique, comme celles que l’on trouve dans les supermarchés.


Source : Commission de la Sécurité des Consommateurs

 

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