A Paris et en Ile-de-France, l’immobilier reste une valeur refuge

Du 29 mars au 1er avril, s’est tenu le Salon Immobilier à Paris Expo, porte de Versailles. Les experts conviés par Logic-Immo.com ont fait le point sur le marché local existant ! Un conseil rassurant en ce début d’année marqué par l’arrivée de mesures restrictives, liées au plan de rigueur, qui n’ont pas épargné l’immobilier.

Dès le début le ton est donné par les six experts invités à s’exprimer autour de la table ronde «Tout savoir pour réussir votre projet immobilier», organisée par Logic-Immo.com : «il ne s’agit pas de remettre à demain les projets immobiliers mais de profiter des opportunités offertes car elles existent !». Un conseil rassurant en ce début d’année marqué par l’arrivée de mesures restrictives, liées au plan de rigueur, qui n’ont pas épargné l’immobilier.

Le marché s’ajuste… Me Catherine Hautefeuille, Notaire à Montreuil, le confirme. Après une baisse des ventes observée fin 2011, «on assiste depuis à un ajustement des prix de l’immobilier». On envisage une baisse probable de 5 à 10 % des prix en Île-de-France en 2012. Reste à savoir si Paris redeviendra accessible aux primo-accédants car pour l’heure «ceux qui peuvent acheter à Paris intra-muros sont ceux qui ont déjà réalisé une ou plusieurs opérations immobilières».

Retour aux fondamentaux… Aldo Macina du groupe Cytia Immobilier a, pour sa part, constaté un arrêt de la hausse mais pas encore de baisse significative des prix dans l’ancien. «Cela reste le moment d’acheter» insiste-t-il et il ajoute qu’«acheter un bien immobilier, c’est se constituer un capital» rejoint en cela par Me Hautefeuille pour qui «l’immobilier reste une valeur refuge : plus tôt on achète plus vite on se constitue un capital».

Les «bons plans» pour les candidats acquéreurs… Aldo Macina le rappelle «se lancer dans un projet d’achat nécessite au préalable de se poser les bonnes questions» et parmi celles-ci l’emplacement du bien reste essentielle. Comme le souligne Denis Collot de Nexity, les pistes à creuser sont nombreuses, notamment dans le neuf où le prêt à taux zéro a été maintenu. Ainsi, certains programmes sont-ils commercialisés à des prix «raisonnables» grâce à des accords d’encadrement passés entre la municipalité et les promoteurs. Et pour les candidats à l’accession désireux de profiter du dispositif Scellier encore applicable en 2012, il rappelle que «vérifier que le bien est destiné à un usage d’habitation constitue une garantie de base pour trouver des locataires et éviter les mauvaises surprises !».

Acheter ou faire construire ? Les précautions à prendre… «Faire construire sa maison, c’est le projet d’une vie» souligne Steve Beaudel de Maisons France Confort. D’où l’importance de faire appel à un constructeur qui vous assistera en tout, du permis de construire à la remise des clés. «Le contrat de construction de maison individuelle offre les garanties d’un prix fixe et définitif, de date de livraison, d’assurances et d’obtention du label BBC» souligne-t-il. Jean-Marc Moinard, d’Avicea rappelle quant à lui que le dossier de diagnostic est essentiel pour se prémunir contre les vices cachés du bien que l’on souhaite acquérir. Il peut même dans certains cas faire varier son prix.

Pas d’achat ou de construction sans financement, et c’est là qu’intervient le courtier. «Aller voir un courtier c’est l’assurance de se voir garantir les meilleures conditions de crédit» déclare Jean-Luc Dusautoy de Cafpi.

STÉPHANIE PÉCAULT, Directrice des études Logic-Immo.com

«À travers son baromètre et son indice de confiance de l’immobilier, Logic-Immo.com met en lumière les préoccupations des personnes en phase d’acquisition d’un bien. Les derniers chiffres permettent de détecter une certaine réticence des futurs acquéreurs en ce qui concerne l’évolution du marché immobilier. La crainte d’une détérioration du contexte économique pèse sur leur projet d’acquisition. Par ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à attendre une baisse des prix dans les six prochains mois. Si seuls 11 % envisageaient cette possibilité en janvier 2011, ils étaient désormais 42 % à anticiper ce retournement en octobre 2011. D’après les premières estimations, cette attente se renforce en début d’année : si, jusqu’à présent, le contexte de campagne électorale avait peu d’impact sur le marché immobilier, début 2012, un nombre croissant de futurs propriétaires sont tentés de retarder leur projet immobilier.»

 

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