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Les niches ne sont pas des privilèges

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Gabriel Milesi

Les ne sont pas des privilèges

Le gouvernement a trouvé un nouveau trésor pour se donner une marge de manœuvre budgétaire: les fiscales. Mais en dénonçant, au nom de la justice sociale, ce qu’il a lui-même inventé, au lieu de définir des priorités, il prend le risque de provoquer une levée de boucliers et de rendre sa politique inefficace.

Pour trouver de l’argent il suffit de creuser. Le budget regorge de lignes qui cachent de véritables trésors. Le gouvernement à l’affût de la moindre économie y a découvert un nouveau filon : les fiscales.

Et de dénoncer ces privilèges qui permettent à de gros contribuables de ne pas payer d’impôts ! Bien sur, l’opinion publique, applaudit des deux mains. D’autant que les sommes ainsi économisées devraient servir à financer le « revenu minimum d’insertion sociale ».

Mais une fois de plus, en jouant sur la corde démagogique, les pouvoirs publics ont perdu de vue l’essentiel et embrouillé encore un peu plus les Français.

Les fiscales ne sont pas des privilèges mais des outils inventés par les gouvernements successifs pour favoriser les priorités du moment. De volonté en volonté, elles sont aujourd’hui au nombre de 350. Dans cette caverne d’Ali Baba fiscale on trouve de tout. Cela va, en effet, du d’impôt à l’emploi pour un salarié à domicile, aux déductions pour les investissements dans les DOM Tom ou le cinéma en passant par la demi part supplémentaire accordée aux personnes élevant seules leur enfant ou la déduction des intérêts d’emprunt récemment votée.

Dans tous les cas, lorsque les parlementaires ont votés ces mesures à la demande des gouvernements, il s’agissait de promouvoir un pan de l’économie ou d’améliorer la situation sociale de catégories défavorisées. Il en a été de même d’ailleurs pour les allocations familiales destinées à favoriser la natalité. Les fiscales ne sont donc pas des privilèges mais des leviers politiques.

Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement nécessiteux tente de revenir sur certaines de ces mesures qui représenteraient au total 50 milliards d’euros de manque à gagner pour le budget (en réalité, il faudrait plutôt parler d’investissement). Ce ne serait pas non plus la première fois qu’il serait contraint de reculer car derrière ces fameuses se cachent bon nombre d’intérêts privés.

Pour épaissir encore un peu plus l’écran de fumée lancé par la ministre des Finances, certains députés ont proposé de diviser par deux le montant des avantages fiscaux. C’est dire jusqu’où peut aller se nicher le manque de bon sens !

Il est vrai que ces mesures se sont empilées au fil des années et que certaines ne correspondent plus aux priorités de l’heure. Mais dans ce cas pourquoi ne pas les supprimer en expliquant à l’opinion publique les raisons de cette suppression. Et pourquoi ne pas organiser une vaste consultation populaire à ce sujet ?

Plafonner l’ensemble de ces incitations fiscales par foyer fiscal, pour ne pas que certains en profitent trop, comme cela est envisagé, revient à jeter l’argent par les fenêtres. Ou la mesure est efficace ou elle ne l’est pas. Si elle l’est, pourquoi en limiter la portée puisqu’elle est bonne pour l’intérêt national. Le saupoudrage, s’il permet de faire plaisir à un plus grand nombre de personne, revient à donner des coups d’épée dans l’eau.

Couper la poire en deux n’évitera pas les protestations des intérêts concernés, conscients eux qu’une telle limitation réduira les fonds ainsi distribués. Qui investit dans le cinéma, dans les DOM TOM sinon ceux qui paient beaucoup d’impôt ? Si la déduction est moindre, ils placeront moins. Tant pis pour ces secteurs ! Une diminution des investissements dans le locatifs ne risque-t-elle pas de pénaliser et le secteur du bâtiment et les locataires ?

En réalité, c’est l’ensemble de la politique fiscale qu’il faut remettre à plat pour la rendre plus efficace, pour la mettre au service du pays et de l’intérêt général.

Gabriel

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Les moutons de Panurge et les banquiers centraux

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Gabriel Milesi
Face aux ravages de la crise des « subprime », les institutions financières mettent la main au porte-monnaie pour faire repartir la machine du et sauver la planète financière. Ironie de l’histoire, les Etats viennent ainsi au secours du temple du libéralisme.

Pour remettre en marche une machine économique qui s’enraye, les Anglais ont trouvé la solution. Les banques, en effet, engorgées de immobiliers qu’elles peinent à se faire rembourser ont fermé le robinet des . Ainsi, non contente d’avoir ouvert la porte à une crise grave en prêtant à tout va, voilà maintenant qu’elles aggravent la situation en refusant de prêter.

Faute de , donc de nouveaux acquéreurs, le marché est en panne, les prix baissent, les emprunteurs voient leur patrimoine fondre, les marchés financiers s’inquiètent, la consommation se tasse et la croissance toute entière commence à battre de l’aile.

Pour tenter de renouer avec les beaux jours, la Banque centrale du Royaume Uni a donc décidé de prendre les choses en main. Les banques vont pouvoir échanger des immobiliers contre des obligations d’état pour un montant de 60 milliards d’euros. Grâce à cet ingénieux stratagème, les établissements financiers vont pouvoir assainir leur bilan qui comportera donc de bonnes et solides obligations au lieu de pourris et donc se remettre à prêter. Vont-elles sauter sur l’occasion ? Il y a fort à parier car pour certaines mieux vaut sauter ce pas que de sauter tout court même si ce système n’ira pas sans contrepartie.

La banque centrale britannique aide mais ne va pas jusqu’à prendre en charge les pertes. Les banques devront payer une commission et elles continueront à assumer les risques de pertes liées aux prêtes qu’elles échangent.
Il ne s’agit donc pas de demander au contribuable de boucher les trous. Il n’empêche, une fois de plus, l’Etat est obligé de venir à la rescousse d’un secteur qui a tendance à se laisser aller dans l’euphorie de l’argent facile.

Les Anglais ne sont pas seuls en cause. Non seulement les banques centrales de nombreux pays ont injecté des liquidités dans la machine mais certaines sont allé plus loin et n’ont pas hésité à mettre les mains dans le cambouis. Aux Etats-Unis notamment où l’on a vu la Federal Reserve forcer une grande banque à se vendre pour une somme dérisoire, elle-même couvrant une partie de l’opération.

Ce fut encore le cas en Angleterre où une banque a été nationalisée pour lui éviter de sombrer.
La logique libérale aurait pourtant voulu qu’on laisse les établissements malades se redresser eux-mêmes, s’ils en étaient capables, ou qu’ils mettent la clé sous la porte.

Mais comme dans la fable des animaux malades de la peste, s’ils n’en mourraient pas tous, tous étaient frappés. A combien se montera la facture ? Malgré les appels pressants des autorités les banquiers rechignent toujours a afficher les réels montant des désastres : 300 milliards de pertes annoncées pour l’instant. Mille milliards affirme le FMI !

Les Etats avaient donc le devoir d’agir sous peine de voir la planète financière contaminer l’ensemble des économies.
Contrairement à ce qu’avait connu les Français avec le Lyonnais, les autorités aujourd’hui ont décidé de laisser les pertes aux actionnaires, les rendant ainsi responsables de ne pas avoir suffisamment contrôlé les dirigeants des établissements. Et c’est peut-être sur ce point qu’il faudra désormais mettre l’accent pour mieux réguler les marchés. La finance moderne, grâce à la liberté dont elle jouit, a su innover et permettre un fantastique développement des économies. Mais elle perd aussi parfois le sens du risque.

Et surtout, dès que des profits sont en vue, ses acteurs se précipitent tous dans la brèche comme les moutons de Panurge, ne voyant que les profits, ignorant les dangers, fragilisant ainsi l’ensemble du système,. Les actionnaires réclament toujours plus de gains. Ils doivent aussi veiller au grain.

Gabriel

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Le retour des vieux démons.

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Gabriel Milesi
Après des années de calme sur le front de l’inflation, les vieux démons sont de retour. En mars, les prix ont grimpé en moyenne de 3,5%, en rythme annuel, dans la zone euro, pulvérisant ainsi tous les records historiques enregistrés depuis la naissance de la monnaie unique.

La Banque centrale européenne, la BCE, qui s’est fixée pour objectif de maintenir les prix en dessous de 2%, regarde cette flambée avec la plus grande inquiétude. Certes, elle en connaît les causes principales : l’or noir, les produits alimentaires et les matières premières en général. Peu à peu cependant la situation semble en voie de stabilisation.

Mais les choses ne sont pas aussi simples. D‘abord parce
que si l’augmentation des prix devient plus modérée, ils restent très élevés. L’énergie, par exemple, restera très chère avec pour conséquence une hausse des coût de revient de la grande majorité des produits, une augmentation du prix des transports etc.

Ensuite parce que pour l’instant, il n’y a pas de récession mais un ralentissement de la croissance qui restera encore très forte en Asie notamment. De quoi donc continuer à peser sur la demande et donc sur les prix.
Enfin parce que cette situation peut rallumer un volcan qui semblait paisible jusque là et qui, s’il se réveille, peut faire des ravages, celui des revendications salariales.

Le mouvement a déjà commencé en Allemagne où les syndicats de la fonction publique par exemple, ont obtenu une revalorisation des traitements de plus de 5% tout comme les ouvriers de la métallurgie.

Les dirigeants européens craignent un effet de contagion. Déjà la confédération des syndicats européens menace.Face à une telle perspective, les experts sont partagés. Les uns écrivent un scénario noir : hausse des taux d’intérêt pour juguler l’inflation, ralentissement accrue de l’économie, hausse de l’euro, chute des exportations, chômage etc.

Pour les autres au contraire, ce surcroît de pouvoir d’ relancerait la consommation donc la croissance. Mais en économie, il faut se garder des raisonnements simplistes, de court terme.

Si la rigoureuse Allemagne peut se permettre augmentations, c’est qu’elle a réformé à tour de bras, et que les salaires stagnaient plats depuis des années et la productivité a progressé. Ce qui lui permet de battre aujourd’hui des records à l’exportation, malgré l’euro fort.

La France n’a d’autre choix que de celui de suivre cette voie. Elle doit devenir plus compétitive. Toutefois, il ne s’agit pas de tailler sauvagement dans les dépenses. Pas plus qu’il ne s’agit de distribuer du pouvoir d’ en alourdissant encore la dette. Il faut rationaliser, moderniser, tout en donnant du mordant aux entreprises pour leur permettre d’innover et d’investir. Seule des entreprises en forme peuvent distribuer des salaires plus importants.

Des revenus plus élevés combinés à une économie plus compétitive relanceraient la consommation et redonneraient un coup de fouet notamment au secteur de l’, ce moteur majeur, malgré des taux plus élevés que les mesures fiscales et … l’inflation ramènent à des proportions plus modestes.

Mais, ce nouvel équilibre qui serait ainsi trouvé, ne signifie pas que tout redeviendra comme avant. Ces dernières années, malgré une croissance forte, les prix à la consommation sont restés modérés grâce à la mondialisation. Le monde entre désormais dans une nouvelle phase. Il faut aujourd’hui s’adapter à l’arrivée sur le marché de nouveaux consommateurs pleins d’appétit, à des ressources rares, des prix de l’énergie, des transports et des matières premières élevés, de l’argent plus cher, des marchés plus volatiles. Il faut trouver de nouvelles façons de consommer, de vivre, d’habiter, d’investir, d’épargner, de répartir les richesses. Il faut inventer le « capitalisme durable ».

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Crise d’impatience

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Gabriel Milesi
Crise d’impatience. Apportés par les
dernières bourrasques hivernales les
nuages n’en finissent pas de
s’accumuler. En commençant par la
hausse des matières premières
alimentaires qui fait des ravages dans le
panier de la ménagère. Si en Europe,
selon les chiffres officiels, l’inflation a
progressé de 3,3% en un an le sentiment
général est que l’on assiste à une réelle
flambée.Comme la météo, ou l’on
constate un décalage entre les
températures relevées sous abris et
celles que l’on perçoit dans la rue, il
existe désormais les prix constatés par les statisticiens et les prix ressentis. Et il n’y a pas que l’assiette. Faire le plein ou se chauffer est devenu ruineux.
Et pendant ce temps, les salaires stagnent. Pendant ce temps encore, les franchises médicales rognent un peu plus le porte-monnaie. Quant aux loyers, ils battent des records.

On comprend alors que les Français s’inquiètent. D’autant qu’ils sont déjà très endettés : les dernières enquêtes montrent que les emprunts représentent désormais prés de 64% de leur revenu disponible.

Et si au moins les perspectives laissaient envisager le retour des beaux jours ! Mais où que l’on tourne le regard, l’horizon est sombre. Les places financières n’en finissent pas de s’effondrer, l’euro ne cesse de s’apprécier, le livret A rapporte peu, les délocalisations poursuivent leur marche forcée et l’ est en train de baisser la tête. Bref, aussi bien du coté du consommateur que du salarié ou de l’épargnant, partout on se demande où l’on va.

Les autorités internationales se montrent alarmistes. Le patron du FMI, le français Dominique Strauss Khan, estime, par exemple, que la crise va durer assez longtemps et aura de graves conséquences économiques. Nul ne sera épargné, selon lui, les pays émergents comme les autres.

Que peut faire la France dans ces conditions ? Ses marges de manœuvres budgétaires sont équivalentes à zéro. Et le moindre dérapage serait sanctionné par Bruxelles qui nous fait les gros yeux depuis pas mal de temps.
Selon le parti socialiste, vainqueur des élections municipales : il faut revenir sur la politique menée jusqu’à présent. Mais ce n’est pas ce que disent les sondages. Majoritairement les Français se prononcent pour une poursuite des réformes. Manifestement, ils ont pris conscience que l’immobilisme ne menait qu’au déclin.

L’inconvénient des réformes est qu’elles coûtent cher, qu’elles exigent des sacrifices et que l’on en perçoit les effets positifs qu’avec retard.

Or comme Antigone, les Français veulent « tout, tout de suite ». Ils veulent des réformes, une modernisation du pays mais ils exigent aussi plus de protection et plus de pouvoir d’.

La marche de l’économie française repose en grande partie sur la consommation. Seul le retour de la confiance peut remettre en marche cet important moteur. Il appartient donc au gouvernement de montrer le cap, de tracer des perspectives, d’expliquer, de prêcher, la patience et de calmer les inquiétudes. Il suffit de regarder autour de nous pour voir que les pays qui ont osé se remettre en question résistent mieux dans la tempête.

Quant aux socialistes, au pouvoir dans la plupart des villes et des régions du pays, ils ont désormais, entre les mains, une grande partie de l’aide sociale et notamment du logement social. Ce n’est pas parce que les prix ont tendance à baisser (de 3% à 4% en moyenne cette année selon la plupart des experts) - après une hausse de plus de 100% depuis 2000 -, que ce problème majeur des Français va se régler comme par miracle. Les maires et les collectivités locales, grâce à la décentralisation disposent de pouvoirs et de moyens. Aux nouveaux élus de jouer !

Gabriel

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Lunettes noires et champagne.

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Gabriel MilesiLunettes noires et champagne.

Les Français ont le moral dans les chaussettes. Et il y a, en effet, de quoi être inquiet ! Faut-il est être pessimiste pour autant ? Certes, chaque jour apporte son lot de chiffres mais selon que les lunettes sont noires ou roses, la vision du monde change. Or en ce moment, la mode est aux lunettes noires !

Les ménages français, n’ont pas tort. Ils attendaient une hausse de leur pouvoir d’achat. Ils constatent que les salaires restent plats mais que les prix s’envolent. Et comme on leur répète que tout va mal, que les caisses sont vides, que le Président n’a pas tenu ses promesses de hausse du pouvoir d’, les comptes sont donc vite faits et l’avenir apparaît incertain.

Mais, la même enquête montre aussi que les Français sont moins nombreux à penser qu’il est opportun d’épargner et s’ils envisagent avec crainte la situation générale, ils voient avec plus de calme leur situation personnelle. Quant aux perspectives du chômage, malgré la remontée de janvier, elles n’ont rien d’inquiétant : janvier est traditionnellement mauvais. Plus significatif en revanche : en un an, le nombre de demandeur d’emploi a diminué de 170 000.

Mais quand on veut être pessimiste, on a toutes les raisons de le faire: hausse du pétrole, hausse de l’euro, hausse de l’inflation, crainte de récession aux Etats-Unis, décrochages des marchés financiers … sans oublier toutes les contraintes quotidiennes qui briment peu à peu les libertés, il y a de quoi déprimer !

Toutefois, la situation est elle aussi grave ?

Pour les marchés financiers il n’y a aucun doute. Mais ils portent une lourde responsabilité dans la morosité de cette fin d’hiver. Autant, ils ont été capables de peindre l’avenir sous les couleurs les plus belles, autant, aujourd’hui, ils broient du noir. Question d’optique ! Mais du même coup, ils sapent la confiance, ce qui fini par leur donner raison.

La réalité pourtant n’est pas si sombre. Certains experts, par exemple, annoncent depuis quelques mois, un quasi remake de 1929. Or les Etats-Unis ont enregistré au quatrième trimestre de l’an dernier une progression de leur économie de 0,6%, ce qui n’est pas si mal, par rapport aux performances européennes. Et que croyez vous qu’il arriva ? Les marchés y ont vu le signe que la catastrophe était bien là et la bourse a encore baissé.

Pour cause de ralentissement attendu de l’économie, les prix du pétrole ont chuté. Puis ils sont remontés par crainte de pénurie, entraînant une nouvelle recul de la bourse qui n’est pas à une contradiction prés.

Depuis des mois encore, certains annoncent un éclatement de la bulle immobilière. Et de claironner que nous y sommes puisque le nombre de demande de permis de construire et les ventes de logement neuf ont reculé au dernier trimestre. Mais le ministère concerné précise que ces chiffres sont à prendre avec précaution à cause de la réforme du droit des sols. Quant à l’ en général, les derniers chiffres des notaires (troisième trimestre 2007) montrent que les prix continuent de grimper et que les transactions ne faiblissent pas. Les besoins de se loger restent toujours aussi importants. Et ce n’est pas la maison à 15 euros par jour qui va changer la donne !

Alors que se passe-t-il ? Les marchés financiers broient du noir pour se faire pardonner, sans doute, de ne pas avoir vu venir certaines anomalies. Comme ils ne savent pas quoi faire des milliards de dollars de liquidité qu’ils ont accumulés, ils cherchent de nouveaux placements rentables. La bourse c’est non ! Comme ils ont décidé, en outre, qu’il fallait faire une croix sur l’, ils se sont reportés sur les matières premières provoquant un surcroît d’inflation, ce qui les inquiète et fait de nouveau chuter la bourse.

Trop de mauvaises nouvelles ou simple excès de pessimisme ?

Pendant ce temps, en tout cas, la Chine, l’Inde et tant d’autres pays émergents continuent de progresser à grande vitesse, avec appétit pour les produits occidentaux. Et pendant ce temps curieusement, les ventes de champagne battent des records dans le monde entier, y compris en France.

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