À Bordeaux, l’immobilier reste une valeur refuge !

Du 9 au 11 mars, s’est tenu le salon de l’Immobilier au Parc des Expositions. Les experts conviés par Logic-immo.com ont fait le point sur le marché local.

Dès le début le ton est donné par les six experts invités à s’exprimer autour de la table ronde «Tout savoir pour réussir votre projet immobilier», organi­sée par Logic-Immo.com : «il ne s’agit pas de remettre à demain les projets immobiliers mais de profiter des opportunités offertes car elles existent !». Un conseil rassurant en ce début d’année marqué par l’arrivée de mesures restrictives liées au plan de rigueur qui n’ont pas épargné l’immobilier.

Le littoral aquitain, un secteur profitant en grande partie à l’immobilier ancien, qui jouit des bénéfices d’un solde migratoire positif de +10% depuis 10 ans. Jacques Lapuc, directeur de groupe sud Gironde-Landes, la Bourse de l’Immobilier, précise que «l’année 2011 est une des années record pour les transactions dans l’ancien sur Bordeaux et à l’échelle nationale avec + de 800 000 transactions». La suppression du PTZ n’a pas été un frein à l’investissement. Face à l’attrait de l’ancien, le marché du neuf résiste. Laurence Lafite, directrice commerciale du groupe Actea précise qu’ «en terme de prix, la fourchette varie entre 3000 et 3800€/m2 selon la localisation du programme. Il est clair que la rive gauche et les locali­tés de Talence, Pessac, Mérignac sont les plus prisées mais la rive droite tire son épingle du jeu avec des programmes qui bénéficient d’une baisse de TVA et qui répercutent le bénéfice directement sur les prix». Du côté de la maison individuelle, le prix élevé du foncier est une réalité mais ne pénalise pas les transactions. Jean-Pierre Boutiller, responsable commercial des Maisons SIC, précise qu’ «un terrain de 230m2 vaut 140 000 euros de nos jours». Toute­fois, M. Boutiller ajoute que «les clients sont quand même là, malgré un marché difficile». L’Aquitaine reste le 3ème marché de France de la maison individuelle, un élément fort qui rassure les constructeurs. Dans tous les cas, les institutionnels bancaires sont toujours prêts pour financer un projet d’acquisition, malgré la perte du triple A et un contexte écono­mique difficile. Début mars, Joris Monseigne, courtier chez Immoprêt, précise que 80% des partenaires bancaires baissaient leur taux, et les 20% restants se stabilisaient. «Les banques continuent de prêter à de bonnes conditions : 4% sur 25 ans mais sont un peu plus vigilantes, ce qui est légitime». Jacques Combarieu, diagnostiqueur chez Blueterra, constate de son côté que les propriétaires attendent le dernier moment pour faire réaliser leur dossier de diagnostic technique, à cause du prix assez élevé, dont la moyenne se situe entre 350 et 450 euros pour 100m2. «Le DPE, diagnostic le plus populaire, permet d’évaluer la consommation du bien et, dans certains cas, de faire varier le prix du bien». Il ajoute qu’ «un bon diagnostiqueur doit conseiller et posséder les certifications requises, garantir à son client que son assurance couvre les sinistres au minimum à 500 000 euros / an».

Me Fabrice Gauthier, notaire sur Bordeaux précise et conclut que «la pierre reste inévitablement un bon investissement, et qu’investir en Gironde et sur le Bassin d’Arcachon reste pour longtemps une excellente opération».

Stéphanie Pécault, Directrice des études Logic-Immo.com

« À travers son baromètre et son indice de confiance de l’immobilier, Logic-Immo.com met en lumière les préoccupations des personnes en phase d’acquisition d’un bien. Les derniers chiffres permettent de détecter une certaine réticence des futurs acquéreurs en ce qui concerne l’évolution du marché immobilier. La crainte d’une détérioration du contexte économique pèse sur leur projet d’acquisition. Par ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à attendre une baisse des prix dans les six prochains mois. Si seuls 11 % envisageaient cette possibilité en janvier 2011, ils étaient désormais 42 % à anticiper ce retournement en octobre 2011. D’après les premières estimations, cette attente se renforce en début d’année : si jusqu’à présent le contexte de campagne électorale avait peu d’impact sur le marché immobilier, début 2012, un nombre croissant de futurs propriétaires sont tentés de retarder leur projet immobilier. »

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