A Mulhouse, l’immobilier reste une valeur refuge !

Du 31 mars au 1er avril, s’est tenue la 3ème édition du salon de l’immobilier au Parc des Expositions. Les experts conviés par Logic-Immo.com ont fait le point sur le marché local.

Dès le début le ton est donné par les six experts invités à s’exprimer autour de la table ronde «Tout savoir pour réussir votre projet immobilier», organi­sée par Logic-Immo.com : «il ne s’agit pas de remettre à demain les projets immobiliers mais de profiter des opportunités offertes car elles existent !». Un conseil rassurant en ce début d’année marqué par l’arrivée de mesures restrictives liées au plan de rigueur qui n’ont pas épargné l’immobilier.

Dans le Bas-Rhin, le marché de l’immobilier est stable ! Jérôme Broglé, président de la FNAIM 68, introduit en disant qu’ «il n’y a pas de déséquilibre entre l’offre et la demande, l’offre présente est cohérente et répond à tout type de besoin et de budget». Me Klein, représentante de la Chambre des notaires, parle cependant d’un «tassement du volume des transactions en ce début d’année lié à l’attentisme électoral. Toutefois, les acquéreurs déterminés continuent à investir».

Il faut dire que les institutionnels bancaires sont toujours des alliés et Jérôme Cavelier, représentant du Crédit Foncier insiste sur le fait que «deux critères sont essentiels à l’octroi d’un crédit : la capacité du client à rembourser et l’évaluation du bien financé. Nous prêtons sans apport (achat, frais de notaire et garanties) à des couples de moins de 40 ans avec de bonnes situations personnelles». De son côté, le Crédit Mutuel demande un apport personnel. «Cependant tous nos dossiers sont gérés au cas par cas. Le taux moyen sur 15 ans est de 4 %» conclut Hubert Jehl, en charge des relations prescripteurs et du crédit aux particuliers pour le Crédit Mutuel.

Un appui financier qui rassure les acheteurs dans le neuf dont le profil se modifie suite aux dernières réformes… «Jusqu’en 2011, le marché était motivé par les avantages fiscaux (Scellier…) et laissait la part belle aux investisseurs. En 2012, la tendance passe d’un marché d’investisseurs à un marché de primo-accédants», complète Frank Maire, vice-président de la FPI.

…tout comme ceux intéressés pour faire construire. En effet, le marché des maisons individuelles alsacien reste le plus onéreux de France. Roland Munier, président du conseil régional de l’immobilier, précise que «le budget moyen pour une maison varie de 220 000 € à 400 000 € alors qu’ailleurs on est plus près de 190 000 €». Cet écart s’explique en partie par «un prix du foncier plus élevé, une superficie plus grande d’au moins 20m2 et un respect des traditions architecturales alsaciennes».

Bruno Verges, diagnostiqueur chez Esvalua, rappelle pour conclure que le dossier de diagnostic est essentiel pour se prémunir contre les vices cachés du bien que l’on souhaite acquérir. Il peut même dans certains cas faire varier son prix. Côté vendeur, «attendre le dernier moment pour le faire réaliser est un mauvais calcul car le résultat des diagnostics peut inciter l’acheteur à négocier… D’où l’intérêt de le réaliser avant de fixer son prix». Les prix varient en fonction du nombre de diagnostics à réaliser, déterminé en fonction de l’année de construction du bien, et du temps passé par le diagnostiqueur. Ainsi, Bruno Verges précise que «pour 4 diagnostics dans un studio il faut compter environ 300 € contre 1000 € pour une maison.»

 

Stéphanie Pécault, Directrice des études Logic-Immo.com

« À travers son baromètre et son indice de confiance de l’immobilier, Logic-Immo.com met en lumière les préoccupations des personnes en phase d’acquisition d’un bien. Les derniers chiffres permettent de détecter une certaine réticence des futurs acquéreurs en ce qui concerne l’évolution du marché immobilier. La crainte d’une détérioration du contexte économique pèse sur leur projet d’acquisition. Par ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à attendre une baisse des prix dans les six prochains mois. Si seuls 11 % envisageaient cette possibilité en janvier 2011, ils étaient désormais 42 % à anticiper ce retournement en octobre 2011. D’après les premières estimations, cette attente se renforce en début d’année : si jusqu’à présent le contexte de campagne électorale avait peu d’impact sur le marché immobilier, début 2012, un nombre croissant de futurs propriétaires sont tentés de retarder leur projet immobilier. »

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