À Annecy, l’immobilier ne subit pas la crise !

Du 3 au 5 mai, s’est tenue la 1ère édition du Salon de l’Immobilier d’Annecy organisée par Logic-Immo.com. Les experts conviés ont fait le point sur le marché local.

Dès le début le ton est donné par les six experts invités à s’exprimer autour de la table ronde «Tout savoir pour réussir votre projet immobilier», organisée le samedi 5 mai à 15h en conclusion de ce premier salon immobilier. «Il ne s’agit pas de remettre à demain les projets immobiliers car l’immobilier sur le bassin Annécien a le vent en poupe et ne connaît pas la crise». Un constat qui isole quelque peu Annecy des autres villes de France frappées davantage par les mesures restrictives et les coûts de rabot.

Sur le bassin Annécien, le marché de l’ancien reste dynamique malgré l’attentisme généré par les Présidentielles et la fluctuation des taux… Julien Vapillon, Gérant de l’enseigne CANAL Immobilier, introduit en précisant que «le marché sur Annecy ne subit pas de variation de prix et que tout signe de baisse est loin d’apparaître». Il ajoute qu’ «au niveau des prix, ils varient entre 2700 € et 4400 €/m² selon la localisation du bien, une évolution de 5,4 % en un an sur les maisons et 4,2 % sur les appartements». Maître De Gruttola, Notaire, précise que «l’arrêt du PTZ+ et la fin des plus-values n’ont en rien entraîné à date de ralentissement des acquisitions, loin de là». Pour conclure, sur le segment de l’ancien, Julien Vapillon précise «qu’aucun secteur n’est à exclure dans la recherche sur Annecy car même les quartiers les plus anciens comme celui du Pont Neuf bénéficient d’une rénovation». Le conseil selon lui serait davantage «de privilégier l’achat d’un bien non énergivore».

Quant au marché du neuf, celui-ci confirme aussi cette dynamique tant au niveau des programmes que des constructions… Olivier Gallais, Président Directeur Général de Imaprim explique que «sur la ville d’Annecy et ses alentours, le marché sera prochainement alimenté par 600 nouveaux logements neufs, ce qui évitera toute montée des prix». Il précise que «même si les prix restent élevés, variant entre 3800 € et 4600 €/m², ils ne dépassent pas ceux de 2007 et se justifient par des matériaux et des prestations de qualité». Pour conclure, il ajoute que «la fin du Scellier modifie légèrement le profil des futurs acquéreurs laissant la part belle aux primo-accédants et moins aux investisseurs». Nicolas Bonnet, Directeur d’IMOTIS complète l’analyse côté construction en invoquant le fait que «les prix du foncier ont fortement évolué ces dernières années pour cause de rareté mais que les maisons construites aux normes BBC sont moins énergivores et plus qualitatives». Le conseil unanime donné aux futurs acquéreurs est de ne pas attendre en espérant une baisse des prix pour investir car la demande reste structurellement supérieure à l’offre.

De plus, les institutionnels bancaires continuent de prêter… explique Sophie Avallet, Directeur Commercial à la Banque Postale : «le futur acquéreur doit choisir sa banque en tenant compte du coût global du prêt, du type de garantie, de la qualité des assurances, mais aussi des tarifs du compte courant, pas uniquement du taux du prêt ! Les banques prêtent mais certaines ont renforcé leurs critères d’octroi de crédit eu égard aux exigences en fond propre de Bâle III. Chaque dossier est unique et il est important que les futurs acquéreurs ne s’autocensurent pas avant même d’avoir fait la démarche de financement». La question ne semble plus se poser : il faut acheter en gardant en tête que «faire réaliser un diagnostic immobilier est très important avant l’achat, notamment dans l’ancien, pour éviter les mauvaises surprises, le jour de la signature chez le notaire» déclare Paul Danjou, Diagnostiqueur chez Leader Expertises Diagamter.

 

SEVERINE AMATE, Directrice de la communication Logic-Immo.com

« À travers son baromètre et son indice de confiance de l’immobilier, Logic-Immo.com met en lumière les préoccupations des personnes en phase d’acquisition d’un bien. Les derniers chiffres permettent de détecter une certaine réticence des futurs acquéreurs en ce qui concerne l’évolution du marché immobilier. La crainte d’une détérioration du contexte économique et des conditions d’octroi de crédit jugées plus difficiles pèsent sur leur projet d’acquisition. Par ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à attendre une baisse des prix. Si seuls 11 % envisageaient cette possibilité en janvier 2011, ils sont désormais 44 % à anticiper ce retournement. Enfin, le contexte de campagne électorale a tendance à ralentir les projets des candidats à l’accession : ils étaient 18% en mars 2012 à être tentés de retarder leur projet en attendant l’issue des élections. »

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