Questions d'argent et de droit

Toi toi mon toit !

C’est la « cinquième façade » de la maison, et l’un des éléments structurels les plus importants de l’habitation. Construction ou rénovation, on choisit un toit en fonction de ses besoins, de ses envies, mais aussi des contraintes légales. Suivez le guide. 

 

Choisir sa toiture : ce que dit la loi

Dans le cas d’une rénovation de toit à l’identique, bonne nouvelle : aucune déclaration n’est nécessaire. En revanche, si l’on passe de l’ardoise à la tuile, ou le contraire, il faudra envoyer une déclaration préalable de travaux en mairie et demander l’autorisation des Monuments Historiques si l’on habite une zone classée. Si l’on compte modifier la charpente au passage pour surélever la toiture ou changer son inclinaison, un permis de construire sera exigé.

 

 

Quels matériaux pour mon toit ?

Parce qu’il est directement au contact des intempéries, son revêtement dépendra d’abord de votre lieu d’habitation et de ses conditions climatiques. La tuile en terre cuite, par exemple, est appropriée au sud de la France : écologique, elle résiste bien au gel et se maintient environ 50 ans. Le toit en ardoise est surtout présent en Bretagne et peut durer plus d’un siècle, tandis que le zinc, ultra esthétique, a tendance à ternir avec les années. Le toit de chaume, classique en Normandie, apporte un charme maximal. Naturel, il est totalement écolo et très bon isolant phonique comme thermique. En revanche, il coûte cher et nécessite d’être changé tous les 10 ans par un artisan chaumier, métier en voie de disparition. On lui préfère la toiture végétalisée, ultra tendance et qui demande peu d’entretien, mais attention, elle ne peut être posée que sur une faible pente.

 

 

Et si je veux un toit photovoltaïque ?

Exit les panneaux solaires inesthétiques, place aux tuiles photovoltaïques, plus discrètes, qui captent la lumière du soleil pour la transformer en électricité, produisant entre 2500 et 3800 kWh/an, selon la région dans laquelle en vit. Elles sont installées par un couvreur comme des tuiles classiques, tandis que les travaux électriques reliant les tuiles à l’ondulateur (ce boitier qui transforme le courant produit par les tuiles en courant alternatif utilisable) sont pris en charge par un électricien. Bonne nouvelle, les tuiles photovoltaïques ont une durée de vie de 20 ans minimum. Sachez que pour ces travaux, vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 %.

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