Je cherche un logement

Témoignage : L’appel du terroir

Avec l’achat d’une maison, on s’offre un environnement, le sens et le goût du territoire. La vie prend un autre sens et la région compte pour beaucoup. Histoire d’un couple fou de nature qui a choisi de s’installer en Normandie pour du rêve, et du solide.

Angèle et Charles B. se sont rencontrés il y a quelques années et ils ont eu beau faire pousser sur leur balcon de Nanterre de la sauge, de la menthe et des géraniums anciens, ils ont compris à un moment qu’ils avaient besoin de sentir vraiment le sol sous leurs pieds. Ils ont eu besoin de redonner un rythme naturel à leur vie : avec les saisons, les vraies. Angèle aime les fraises qui poussent en pleine terre, mûries par le soleil, et pas celles qui poussent au mois de décembre dans les supermarchés.

Les fraises ? Le choix ne s’est pas fait par hasard : en attente de leur premier enfant, ils ont voulu lui offrir un cadre de vie authentique avec de la menthe, sauvage cette fois, et des fleurs de prairies. Exit donc les géraniums en pot.

Leur rêve, ils le tenaient, ils le faisaient vivre à deux, mais comment se l’offrir, et où ?

« Je suis né en banlieue et Angèle est une Parisienne pure. Nos attaches à la campagne n’allaient pas plus loin que le bois de Boulogne », plaisante Charles, qui explique comment s’est produit le déclic. « Un jour, nous sommes allés à un mariage à Bernay, dans l’Eure. Déjà, il y avait une gare, donc cela m’a mis la puce à l’oreille pour éventuellement s’installer sans se couper du monde pour autant. »

Bernay

Le charme de la ville et l’authenticité de la province

Sa compagne, elle aussi, est tombée sous le charme « À une heure de Paris, on avait à la fois la vieille ville avec ses colombages et plein de commerces, des petits restos, de chouettes magasins de fringues et même un tribunal ! ». Le couple a commencé sa recherche avec une agence, après un rendez-vous pris de Paris. « Nous sommes restés longtemps à discuter avec l’agent immobilier, de tout un éventail d’offres, avec un budget de 250 000 euros. Angèle explique que comme ils étaient encore dans le flou, ils ne savaient pas quelle tournure lui donner : « je rêvais d’une grange, lui d’une maison avec des colombages sculptés. » En fait, c’est après plusieurs visites et de nombreux allers et retours qu’ils ont commencé à préciser leur projet.

Ce qui a été déterminant pour eux ? Le montage financier de leur projet, la faisabilité et la visibilité sur vingt ans. Les taux étaient intéressants et le courtier recommandé par l’agence a effectué plusieurs simulations. « Avec 260 000 euros, on passait juste, on a donc décidé d‘essayer de trouver à 240 000 euros, histoire de pouvoir réaliser des travaux avec des matériaux et des méthodes ancestrales, explique Charles. Soit on s’endettait davantage, avec le risque de ne pas pouvoir s’installer vraiment comme on le souhaitait, soit on restait raisonnable. »

Le déclic ? Un lieu historique avec des volumes rares

« Il a fallu discuter longtemps de ce qui nous faisait envie, ce n’était pas toujours facile car on parlait en même temps et on ne voyait pas les choses pareil, poursuit Charles. Angèle souhaitait de très très beaux volumes et moi, pour autant, je ne voulais pas m’encroûter dans la campagne. Mais comment trouver une grange en pleine ville ? »

Un soir, alors qu’on était un peu découragés, le téléphone a sonné : « l’agent immobilier nous a dit, précise Angèle, qu’il venait de rentrer un bien atypique, fait pour nous, avec un charme absolu et des volumes de ouf : un relais de poste ».

Après avoir raccroché, ils se souviennent avoir tapé le mot des dizaines de fois sur Google, pour mieux voir. Mais c’est lorsqu’ils sont arrivés qu’ils ont été éblouis.

« C’était comme une évidence, comme tomber amoureux… », se souvient Charles, encore ému. Le bien venait d’être mis en vente, il n’était même pas encore affiché en agence, ni publié sur Internet. Il s’agissait d’une succession, donc la négociation a été relativement aisée. Charles et Angèle se sont rapprochés du prix, car ils souhaitaient absolument l’avoir, leur relais de poste, mais ils ont néanmoins tenté la négo.

Les héritiers en voulaient 250 000 euros. « Le volumes des écuries me fascinait et il y avait un petit bout de terrain, de quoi créer un super potager ! Et puis, Charles était comblé : il y avait des colombages, et des beaux ! », se souvient Angèle. Le couple a donc proposé une première offre à 220 000 euros… qui a été refusée.

« Et là, on a vraiment eu peur de le perdre, explique Angèle. Pendant toute une nuit, on n’a pas fermé l’œil, on s’en est voulu … ». L’agent immobilier les a rassuré le lendemain matin en leur disant qu’ils allaient remonter tranquillement et que ça allait passer. Ils ont alors fait une proposition à 238 000 pour être certains de ne pas passer à côté… « Lorsque l’agent nous a appelés pour nous dire que l’offre était acceptée, raconte Charles, cette fois-ci, aussi, on n’a pas dormi de la nuit … ! »

Depuis, dans le potager, gambade un petit enfant qui marche encore à quatre pattes, écrasant avec bonheur la menthe pour aller goûter des fraises gorgées de soleil.

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