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Colocataires et solidaires, cap sur les Kaps

Quatre ans d’existence, un succès grandissant : les KAPS, comprenez « Koloc’ à Projet Solidaire », se développent dans les grandes villes françaises. Comme souvent, on trouve au départ une idée simple, répondant à un besoin, et suffisamment ancrée dans l’air du temps pour trouver une résonance sociale immédiate.

KAPS, KEKSE ?

Le système, mis en place par l’Association de fondation étudiante pour la ville (AFEV), permet aux étudiants de vivre dans des logements à loyer modéré, en échange d’une implication dans un programme citoyen. À un logement dans une Kaps correspond un projet solidaire : affectation à un appartement et engagement sont donc indissociables. Adhérer signifie être logé en meublé, en colocation, avec un bail d’un an à loyer modéré.

Pour des appartements plutôt confortables, généralement neufs ;  un exemple à Grenoble, où le quartier Mistral accueille un bâtiment joyeux et coloré, offrant salles communes, laverie, terrasse, jardin, garage à vélo et accès internet compris dans le loyer. On est loin des résidences étudiantes du passé !

Elles sont souvent proches des campus, dans des quartiers dits populaires, car le principe est de mener à bien des projets avec et pour les habitants du quartier.

Les étudiants de l’AFEV ont, bien sûr, sollicité le partenariat des collectivités locales et universités pour mener à bien leurs projets, mais ont aussi su frapper aux portes du privé. BNP Paribas soutient ainsi les Kaps en participant à un fonds de garantie nationale qui permet aux colocataires solidaires de bénéficier gratuitement d’une caution. Bon à savoir !

Colocataires

Concrètement, ça donne quoi ?

On connaissait déjà les avantages de la colocation pour les étudiants : économies de loyer, logement plus grand, plaisir de partager… Avec les Kaps, il faut compter l’engagement en plus ; cela prend donc du temps, qui dépend du type de projet choisi, mais donne l’occasion d’enrichir ses connaissances et contacts sociaux, de rencontrer des personnes issues de milieux différents.

Le mode de vie, en colocation, favorise les échanges entre étudiants sur leurs projets communs. Les kapseurs ont le choix, selon leurs goûts, du type d’action qu’ils veulent mener : éducation, développement durable, culture… En théorie, car cela dépend des communes concernées. Mais rien n’empêche de proposer de nouveaux projets ! L’implication est réelle, l’enrichissement aussi : en rencontres, expériences, mais aussi compétences. Un jardin partagé pour un futur paysagiste, l’aide au devoir pour des professeurs en devenir… les Kaps, presque une forme d’apprentissage !

Je veux intégrer une Kaps, comment procéder ?

Les étudiants sont recrutés sur leur motivation à s’investir dans un projet solidaire, prédéfini avec les habitants et acteurs locaux concernés. Avant de postuler, une première approche par les blogs permet d’avoir une vision des activités de sa ville.

On peut aussi contacter le siège de l’AFEV (01 40 36 01 01 – www.afev.org) ou son antenne régionale. Le site dédié, kolocsolidaire.org, détaille tout ce qu’il faut savoir sur l’actualité et le fonctionnements des Kaps. Toutes les ressources sont téléchargeables en PDF, et il est même possible de s’inscrire en ligne.

Et vous, connaissez-vous ce dispositif ? En avez-vous bénéficié ? Dites-nous tout, partagez votre expérience, le blog est là pour ça !

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