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Les normes environnementales pour l’immobilier d’entreprise

La course à la performance énergétique n’a jamais semblé aussi disputée dans l’immobilier d’entreprise. Chacun des acteurs rivalisent de normes environnementales pour rendre ses actifs plus attractifs. Comment se retrouver parmi ces nombreuses dénominations ? Voici une liste non-exhaustive des principales normes utilisées dans l’immobilier d’entreprise.

La norme Bâtiment Basse Consommation

Un bâtiment classé basse consommation est, selon la Réglementation thermique française RT2012, un bâtiment dont la consommation en énergie primaire pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation, la production d’eau chaude sanitaire ainsi que l’éclairage et l’alimentation de tout autre appareil est inférieure de 80% à la consommation normale réglementaire. Afin d’obtenir cette certification, les constructions doivent respecter les points suivants :

–  Etre réalisées de façon à avoir un impact environnemental moindre

– Disposer d’une isolation thermique renforcée.

– Disposer d’une enveloppe extérieure et de réseaux étanches à l’air

– Choisir des équipements techniques performants (pompes, leds, chaudière) et veiller à une utilisation durable

– Au-delà d’une certaine surface, effectuer une étude sur 20 ans des différents modes de chauffage en prenant en compte les estimations des évolutions de prix des différentes énergies. La réversibilité du mode de chauffage doit être prévue.

Immobilier de bureaux

La démarche « HQE »

La « Haute qualité environnementale » n’est pas une norme. Il s’agit davantage d’un ensemble d’objectifs ou « cibles » posés au moment de la conception du bâtiment qui, une fois atteints, aboutissent à une certification délivrée par Certivea. Créée en 1996 par l’association HQE, cette démarche tend à inscrire toute construction immobilière dans un projet de développement durable. Contrairement à la norme « BBC », la Haute qualité environnementale s’étend à toute la durée de vie du bâtiment et ne se restreint pas uniquement qu’à sa conception. Ces « cibles », au nombre de 14, sont regroupés en 4 groupes :

– Les cibles d’écoconstruction qui visent à minimiser l’impact du chantier sur l’environnement

– Les cibles d’éco-gestion qui visent une optimisation des ressources énergétiques

– Les cibles de confort qui visent un adoucissement visuel, olfactif, acoustique et hygrothermique du bâtiment

– Les cibles de santé qui visent une qualité de l’eau et de l’air optimale et une hygiène maximale dans les espaces partagés

BREEAM, la certification référence à l’international

Délivré par le BRE (Building Research Establishment), la certification BRE Environmental Assessment Method est le protocole d’évaluation environnementale le ancien et le plus utilisé à travers le monde. Gage de qualité, cette référence récompense tout bien immobilier d’entreprise  pour :

– La qualité environnementale du bien

– Une construction bienveillante vis-à-vis de l’environnement

– Sa démarche allant au-delà de la législation nationale

– La réduction des coûts d’exploitations du bâtiment et l’amélioration du cadre de vie

La certification BREEAM s’applique aussi bien à l’immobilier commercial qu’à l’immobilier d’entreprise. Dans le cas de l’immobilier d’entreprise, les différents niveaux de certification s’établissent de la mention « Pass » à « Outstanding ».

Leadership in Energy and Environment Design

La certification LEED est, après la certification, la plus utilisée dans le monde. Tout comme BREEAM, la elle évalue l’empreinte écologique d’un bâtiment lors de sa construction et durant son exploitation. Les critères pris en compte par ce système d’évaluation sont :

–          L’efficacité énergétique

–          L’efficacité de la consommation d’eau

–          L’efficacité du chauffage

–          L’utilisation des matériaux de provenance locale

–          La revalorisation des chutes de matériaux

Récompensant uniquement les gratte-ciels à l’origine, s’inscrit dans une démarche de développement durable globale puisqu’un volet portant sur le confort et le cadre de vie des occupants du bâtiment est une des composantes essentielles du cahier des charges. Ainsi, la qualité de l’air, de l’eau et l’ergonomie de l’espace sont évaluées afin de toujours offrir un cadre de travail optimum.

L’ensemble de ces normes représentent un surcoût lors de la construction. La sélection de matériaux de meilleure facture écologique entraine une hausse mécanique du budget alloué à la construction. Cependant, les économies d’énergie réalisées grâce aux équipements aux performances écologiques supérieures permettent un amortissement à moyen-terme des surcoûts engendrés lors de la construction.

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Un commentaire
  1. achat de bureaux

    Bonjour;
    Merci pour cet article.
    Il est vrai que l’immobilier vert conquit le cœur de plus en plus d’investisseurs en immobilier d’entreprise. Malgré son prix, ce type d’investissement permet à la fois la protection environnementale et la productivité des employés.
    Investissement qui en vaut le coup je pense.

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