Questions d'argent et de droit

Crédit immobilier, tour d’horizon des conditions d’emprunt en 2014

Plus que jamais, devenir propriétaire est au cœur des aspirations des Français. Baisse des prix, attractivité des taux, frilosité des banques et conjoncture économique flottante… Est-ce le bon moment pour se lancer dans un projet immobilier ? Pour faire un petit point bien utile sur les conditions d’emprunt cette année, suivez le guide !

Des taux historiquement bas (pour le moment)

Nous l’évoquions le mois dernier, les taux fixes des crédits immobiliers sont toujours au plus bas pour le plus grand plaisir de ceux qui sont en train de négocier leur prêt. Si les taux variables semblent avoir perdu de leur éclat dans ce contexte, les études prouvent, en revanche, que choisir cette option peut s’avérer plus économique sur la même période d’emprunt.

Encore une fois, même si ces taux sont attractifs, il ne faut pas oublier que les établissements bancaires et financiers se gardent le droit d’établir un pourcentage en fonction du profil des emprunteurs.

Crédit immobilier

Le profil type de l’acheteur

Contre toute attente, les observations sur le sujet prouvent que si l’âge de l’emprunteur moyen a quelque peu augmenté au fil des années, son niveau de revenu est également… en hausse ! Il y a encore 10 ans, l’âge moyen était de 34 ans alors qu’en 2013, il est passé à 37 ans. Cette enquête, commandée par Empruntis, prouve également qu’en 2013, les foyers qui ont acheté en passant par un emprunt bénéficiaient d’un revenu moyen de 4500 euros/mois, contre 3600 euros en 2006, ce qui explique notamment que les aspirants à la propriété ont eu plus de temps pour épargner et capitaliser un apport plus important que par le passé.

Le prêt à 110 %, quèsaco ?

C’est le prêt tout désigné pour ceux qui souhaitent acheter sans apport. En plus de l’argent prêté pour acquérir le bien, l’emprunt englobe assurances, frais d’agence et de notaire. Même si c’est une opération risquée pour le prêteur, elle n’est pas impossible à mettre en œuvre dans la mesure où votre profil inspire confiance. À défaut d’un apport personnel, le prétendant idéal doit disposer d’une situation professionnelle au beau fixe, extrêmement stable, ainsi que de mouvements de compte en banque irréprochables. En revanche, avec ce genre de prêts, ne vous attendez pas à bénéficier de larges options (pas d’exonération des frais de remboursement anticipé ni d’option de transfert de prêt).

Le choix du bien à acheter est également un facteur de taille car en cas d’impayés, il sera mis en vente par le prêteur pour lui permettre de recouvrer ses fonds. Ainsi, un logement bien situé et en bon état est une garantie idéale pour une revente rapide et rentable. A contrario, une fermette à retaper, même si elle est de moindre valeur, sera bien plus difficile à financer.

Les critères idéaux pour emprunter

Même si les banques se défendent d’écarter d’emblée certains profils, il y a évidemment plusieurs aspects pris en compte pour inspirer confiance et obtenir un prêt. La priorité est donnée aux personnes en CDI et dont les comptes ne font pas de « montagne russe » à longueur d’année. Payer rubis sur l’ongle son loyer est également un facteur sécurisant pour le prêteur, qui ne devrait pas faire obstacle à une mensualité d’un montant plus ou moins équivalent. Néanmoins, même si vous êtes en capacité de payer un loyer exorbitant par rapport à vos revenus, aucun établissement ne vous accordera de prêt mensuel au-delà de 33 % de vos revenus.

Enfin, n’oubliez pas de démontrer votre capacité à épargner. Cette réserve d’argent, en dehors de l’apport, vous permettra de parer à tous les imprévus et toutes les obligations qui vous incombent dès lors que vous deviendrez propriétaires (travaux de copropriété, charges, mises aux normes etc.).

Et vous, accéder à la propriété, est-ce une priorité pour vous cette année ? Pour ceux qui ont emprunté en 2014, la démarche vous a-t-elle semblé laborieuse ? Faites-nous part de votre expérience et de vos conseils avisés, le blog est là pour ça !

Articles similaires

  • Twitter
  • Facebook
  • LinkedIn
Tags : , , ,
5 commentaires
  1. Martin

    Une agence prend entre 5 et 7 pour cent du prix de vente de la maison.
    Il y en a des sérieuses et d’autres beaucoup moins.
    Bien souvent on vous dit que les frais d’agence sont à la charge de l’acquéreur, mais c’est de la pure théorie. Une maison à 100 000 euros si vous comptez la vendre 107 000 euros personne ne l’achètera vous serez au dessus du prix du marché, (surtout en ce moment on est sur un marché acheteur) il vous faudra donc la vendre 100 000 euros et verser 7000 euros de commission à l’agence donc il reste 93 000 euros pour vous.
    Bon maintenant le but n’est pas de critiquer les agences comme je l’ai dit plus haut il y en a des sérieuses.
    Si vous avez choisi la solution de passer des annonces sur des sites comme paru vendu, PAP, le bon coin et faire les visites vous même. une fois d’accord sur le prix avec vos acheteurs. vous prenez rendez-vous chez le notaire pour le compromis de vente et deux solutions se présentent
    a) Le notaire (ou plutôt le clerc de notaire) vous indique les diagnostiques techniques que vous aurez à faire réaliser par un diagnostiqueur.
    b) Il peut aussi vous conseiller un diagnostiqueur et bien souvent dans ce cas le montant du diagnostique sera déduit chez le notaire le jour de la vente.
    Le notaire vous indiquera aussi les quelques documents à réunir (titre de propriété etc.)
    Dans tous les cas le diagnostique devra avoir été réalisé et fourni au notaire avant de signer l’acte authentique ainsi que toutes les pièces qu’il vous aura demandées
    (L’acte authentique est la vente, c’est au rendez-vous suivant le compromis qu’elle se réalise)

    Pour mettre toutes les chances de votre cotés vous pouvez aussi diffuser votre annonces sur des sites gratuits et moins connus en voici un qui vient tout juste d’ouvrir ces derniers jours, mais vous en trouverez d’autres.
    http://www.achats-immo.fr

  2. Odile

    @Martin : de plus en plus, aujourd’hui, à cause des réseaux de négociateurs immobiliers (agents commerciaux immobilier) qui, eux, tirent les frais vers le bas (parfois 3% seulement), les agences « classiques » sont plus ou moins obligées de s’aligner et acceptent souvent, dans un marché en berne, de baisser leurs commissions. Les 7% relèvent donc plus souvent d’un doux objectif inatteignable que d’une réalité. L’agence qui demanderait 7% de commission aujourd’hui aurait intérêt à avancer de sacrés arguments pour justifier un taux si élevé.

    Sinon, juste pour compléter l’article : le taux d’endettement de 33% qui est toujours pris comme référence pour déterminer la justesse des mensualités d’un emprunt immobilier est une bonne base mais ne reflète que rarement la réalité des budgets familiaux. Imaginons un couple qui gagne 2600€/mois : en théorie, il pourrait rembourser 866€/mois… sauf qu’il a sans doute un (ou plusieurs) crédit auto de 200/300€, sans doute un crédit conso quelconque (entre 75€ et 150€/mois encore), en copro, il faudra tenir comptes d’appels de charges parfois très élevés dans les copros anciennes, l’impôt foncier, etc. Au final, en se basant sur ce seuil de 33% juste pour l’emprunt immo, nombreux sont les foyers à se mettre dans une situation délicate. Ils sont nombreux à venir me voir désespérés d’avoir cru qu’ils pouvaient s’offrir la maison de leurs rêves qu’ils sont à deux doigts de vendre, seulement 3 ou 4 ans après l’avoir achetée…

    Donc avant de contracter un emprunt immobilier, l’idéal est d’abord de faire le point sur la totalité des charges mensuelles réelles pour estimer au plus juste sa capacité d’emprunt.

  3. Frédéric RIOT

    Les crédits immobiliers comportent des erreurs de calcul du TEG dans 70% des cas selon UFC que choisir et le président des usagers des banques. Vous pouvez récupérez de belles sommes si les erreurs sont avérées.

    Nous proposons une étude gratuite de votre crédit immobilier

    Vous pouvez me contacter si vous avez des questions au 06.01.71.39.91 et visiter notre site internet http://www.erreurdelabanque.fr

  4. anna de immoneuftoulouse

    lors des signatures des contrats, juste un conseil pour ne pas se faire arnaquer, lisez bien à tête reposer toutes les articles et toutes les clauses car entre deux lignes il y des clause qui sont destinées à vous baiser

  5. Luis

    That’s a posting full of inigths!

Laissez un commentaire

Connectez-vous avec votre profil

*

*Champs Obligatoires

Se connecter avec Facebook