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Toiture végétalisée, un jardin dans le ciel

Si le principe est bien connu en Scandinavie, il n’a débarqué en France qu’au début des années 1990. Depuis, le phénomène prend de l’ampleur et séduit de plus en plus de foyers. Si vous n’aviez jamais songé à faire pousser des plantes ailleurs que dans votre jardin, cette technique originale peut déconcerter dans un premier temps… Et pourtant, ses bénéfices sont bel et bien réels. Utile et joli, pour tout savoir en un clic, suivez le guide !

Tout d’abord, à quoi ça sert ?

Les toitures végétalisées ont trois fonctions principales :

•    l’un de ses atouts, et non des moindres, est de proposer un excellent isolant thermique. La végétation posée sur votre toit va opérer un véritable travail de tampon empêchant votre maison de surchauffer pendant les périodes estivales. Evidemment, plus le substrat est épais (il peut varier entre 5 et 25 cm), plus l’isolation est efficace ;
•    toujours grâce au substrat qui va absorber les bruits extérieurs, votre toiture végétalisée peut devenir un très bon isolant phonique, contrairement aux toits en béton ou recouverts de bitume. Parfait donc pour bloquer les bruits ambiants de la ville.
•    l’aspect esthétique joue évidemment un rôle primordial. Transformer son toit en un espace de verdure apporte un charme indéniable à votre maison et donne un petit air champêtre même dans la grisaille ambiante des villes !

Construire un toit végétalisé, ça ne s’improvise pas !

En suivant le principe d’un mille-feuille, la technique requiert impérativement l’expertise d’un professionnel car il faut se plier à une série de contraintes et respecter un ordre bien établi pour un résultat efficace. Tout d’abord, sur un élément porteur prêt à supporter le poids du substrat et des plantations, il faut poser un matériau qui assurera une totale étanchéité. Sinon, gare aux mauvaises surprises. Souvent, on utilise une membrane bitumeuse, elle-même recouverte d’une fine couche de PVC qui a pour fonction de repousser les racines des plantations.

C’est à partir de cette installation qu’il faut installer un système de drainage qui conduira l’eau vers le collecteur du toit. Sans cela, vos plantations ainsi que votre toit seraient gorgés d’eau et pourriraient à plus ou moins long terme.

Enfin, on pose le substrat, moins lourd que de la terre et tout aussi riche que du terreau. En fonctions de son épaisseur, de votre région et de votre exposition, vous aurez tout loisir de faire pousser les végétaux qui s’épanouiront au mieux sur votre toit. Là encore, si vous n’êtes pas un jardinier aguerri, mieux vaut suivre les conseils d’un pro plutôt que de voir dépérir votre jardin suspendu !

Deux ou trois choses à savoir…

•    Tous les toits ne se prêtent pas à la végétalisation. Par exemple, si la pente du vôtre dépasse les 20 %, l’opération est impossible.
•    Le coût d’une toiture végétalisée est à prendre en compte. Les pros du secteur estiment qu’il faut compter entre 45 et 100 euros/m² pour une telle installation, hors restructuration de la charpente.
•    Néanmoins, pour valoriser ce type d’initiatives, il se pourrait bien que votre région ou votre département puisse vous donner un petit coup de pouce. Ainsi, la région Île-de-France peut attribuer une subvention d’un montant forfaitaire de 45 euros/m² de végétation. Pour savoir si vous avez droit à une telle aide, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie.

Et vous, un jardin sur le toit, ça vous inspire ? Que pensez-vous de ce système ? Dites-nous tout, le blog est là pour ça !

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Un commentaire
  1. christophelabrosse

    Je pense que cela serait très intéressant. Est-ce que c’est facile d’insaller cette toiture au Quebec? Est-ce que c’est difficile?

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