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Savoir décrypter les étiquettes « énergie »

Que ce soit pour acheter un réfrigérateur, un chauffe-eau, une voiture, une ampoule ou un logement, cela ne vous a pas échappé, les étiquettes « énergie » sont partout. Si on les survole encore sans bien tout comprendre, elles ont pourtant révolutionné notre façon d’acheter. Nous sommes en effet 75 % à les consulter avant d’effectuer notre choix (TNS-Sofres / Gifam / Ademe 2006). Pour y voir plus clair et ne rien rater de ces précieuses informations, nous nous sommes intéressés à leur signification… Par ici l’explication !

Pour commencer, un peu d’histoire

Ces premières étiquettes ont vu le jour en 1992 pour une bonne partie de l’électroménager usuel. L’objectif de la Commission européenne est alors de sensibiliser les consommateurs à la dépense d’énergie. Peu lisibles pour le commun des mortels et un peu vieillottes, elles subissent un véritable lifting et donnent davantage de précisions dès 2011. Toujours sous l’égide de la Commission européenne, ces nouvelles étiquettes sont dès lors communes aux vingt-sept pays de l’Union, avec des logos simples et quelques améliorations. Si ce dispositif n’a pas encore été appliqué à certaines catégories d’appareils, c’est l’ancien modèle qui fait foi.

Ce qu’une étiquette vous dira

Si la catégorie énergétiques va toujours de A à G (la plus médiocre, donc celle des appareils les plus gloutons), dorénavant les « A+ », « A++ » et « A+++ » viennent s’inviter au bal. Progrès techniques obligent, fabricants d’électroménager et consorts rivalisent d’ingéniosité pour produire des moteurs et des systèmes d’alimentation le plus « énergétiquement corrects ».

Pour information, le fameux « A+++ » signale que les appareils qui en bénéficient consomment entre 30 et 60 % moins d’énergie que les appareils classés « A ». Il était donc urgent d’ajouter de nouveaux échelons ! À terme, les appareils classés en catégorie « G » seront d’ailleurs interdits à la vente.

Dans certains cas, comme les machines à laver, les réfrigérateurs ou les lave-vaisselle, vous trouverez en plus de l’estimation des dépenses d’eau par année une indication concernant le niveau de décibels. Pour ce qui concerne les lave-linge et sèche-linge, un autre encart vous indiquera le taux de décibels maximum lorsque, par exemple, votre machine est en mode essorage.

Qui décide de la note « énergétique » ?

C’est sur une déclaration du fabricant et par rapport à la concurrence déjà existante que la consommation énergétique des appareils est évaluée. Néanmoins, gare à ceux qui oseraient tricher, l’exactitude de ces informations est régulièrement vérifiée par les autorités nationales de surveillance de marché et par de nombreux tests et comparatifs.

Un dernier conseil pour la route : les étiquettes correspondants aux appareils ne peuvent en aucun cas être modifiées par les fabricants ou les revendeurs. Enfin, l’étiquette « énergie » doit obligatoirement être présente, que le produit soit fabriqué dans l’Union européenne ou non. Dans le cas contraire, le produit est purement et simplement interdit à la vente.

Et pour le logement ?

Le principe est le même mais les éléments mesurés différents. Depuis 2011, il est obligatoire d’afficher les résultats du diagnostic de performance énergétique (DPE). Ce DPE évalue la consommation d’énergie du bien en kWh/m2/an, estime son coût moyen et son impact en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Deux étiquettes existent. La première, dite « énergie », est centrée sur la consommation du logement, exprimée en kWh/m2/an, et donne une échelle cotée de A (inférieure ou égale à 50 kWh) à G, très énergivore, pouvant dépasser les 450 kWh. L’autre, dite « climat », vise les émissions de CO2/m2/an, également cotée de A, pour les logements faiblement émetteurs, à G, pour les plus polluants.

Et vous, êtes-vous attentifs aux étiquettes « énergie » ? Ont-elles une influence sur votre choix définitif ? Qu’est-ce qui devrait être amélioré dans ce dispositif ? Faites-nous part de votre point de vue, le blog est là pour ça !

 

 

 

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2 commentaires
  1. greg

    Ce diagnostic est bon sur le l’idée mais la réalisation est souvent aussi aléatoire que le résultat…

  2. Agence immobilière à Marseille

    Article intéressant car les DPE restent souvent très obscurs pour les clients et pas sûr que cela influence vraiment leur choix.

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