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Résidences en time share, autant partager ?

Décrié, parfois même jugé devant les tribunaux, le time share, s’il a vécu de belles heures dans les années 1990, rencontre aujourd’hui un peu moins d’adeptes… Malgré quelques inconvénients, la formule a pourtant de quoi séduire une certaine catégorie d’acquéreurs en quête d’un pied à terre occasionnel et unique à la fois. En quoi cela consiste-t-il ? Que faut-il vérifier ? La loi vous protège-t-elle ? Pour en savoir plus, c’est par ici !

Le principe

Il faut tout d’abord savoir qu’acheter une propriété en time share (ou acheter en multipropriété pour éviter les anglicismes), ce n’est pas faire l’acquisition d’un logement mais de la jouissance partielle de ce bien, pendant une période donnée. On peut dès lors considérer cela comme un droit de séjour qui, au vu du contrat signé, vous permettra d’y résider un nombre d’années plus ou moins variable pendant une durée d’une à deux semaines en général par an.

Vous n’êtes donc pas le seul à bénéficier de cet appartement ou de cette villa puisque d’autres personnes habitent ce lieu, suivant les conditions prévues dans leur propre contrat. Ces résidences « partagées » se situent en particulier dans des zones touristiques réputées où la valeur d’un bien donné demeure le plus souvent inabordable.

Avantages et inconvénients

Malgré leur réputation sulfureuse, les résidences en temps partagé n’ont rien d’illégal et, vous l’aurez compris, ces formules proposent des avantages et des spécificités qui peuvent néanmoins rebuter.

•    Pour ceux qui ont opté pour ce type de résidence, cela correspond avant tout à un lieu de séjour prévu à l’avance, qui permet de faire l’impasse sur toutes la paperasserie et les tracasseries habituelles liées à la recherche d’une location de vacances. En revanche, mieux vaut choisir un endroit qui vous plaise sur la durée car, si pour vous vacances riment avec découverte de nouveaux horizons, le spleen baudelairien pourrait rapidement pointer le bout de son nez …

•    De nombreuses résidences proposent une sorte de bourse d’échange. Ainsi, il est possible de troquer votre appartement au bord la mer contre une petite semaine à la montagne. À cela, les détracteurs lanceront que la tâche s’avère fastidieuse et les propositions, rares. Pas toujours facile, en effet, de convenir avec une autre famille des mêmes dates et des destinations. De plus, si cette bourse n’est pas incluse dans votre contrat de multipropriété, vous devrez y adhérer et payer quelques centaines d’euros…

•    En revanche, si vous ne souhaitez pas retourner dans votre appartement chaque année, normalement, rien ne vous empêche de le louer à un particulier, notamment si vous souhaitez tirer profit de cet investissement. Mais attention toutefois : vous êtes toujours responsable de la bonne tenue du lieu pendant votre semaine de résidence vis-à-vis des autres propriétaires, donc gare aux dégradations éventuelles et à l’hygiène de vos locataires…

•    Enfin, pour ceux qui espèrent revendre rapidement le jour où cette mécanique particulière ne leur conviendrait plus, la tâche peut s’avérer, là encore, ardue. Il faut en effet que votre bien partagé réponde à quelques exigences, comme son entretien, sa décoration revisitée au goût du jour, mais encore que vous ne soyez pas trop nombreux à proposer ce type de transaction.

Ce qu’en dit la loi

Depuis 1998, la loi française soumet les professionnels de ce secteur à différentes obligations :

•    l’offre que vous allez signer comporte dorénavant des mentions obligatoires telles que l’identité et l’adresse du professionnel, un descriptif précis des équipements, le prix de la transaction… sans oublier les charges ;

•    même si cet appartement se situe à l’étranger, le contrat doit être rédigé en français ;

•    vous bénéficiez d’un délai de rétractation de dix jours après signature et aucune somme ne vous sera demandée avant l’expiration dudit délai.

Lorsque la résidence est à l’étranger

Si elle se situe dans un pays membre de la Communauté européenne qui a transposé la directive, alors c’est la loi du pays qui s’applique. Dans le cas contraire, quand le pays n’a pas institué de lois précises en la matière, c’est la loi française qui sera alors en vigueur pour les consommateurs français.

Quand il s’agit d’un pays hors CE, c’est aussi la loi française qui s’applique à partir du moment où le contrat a été signé en France ou que des démarches comme la publicité ou la proposition via une agence de voyages ont été effectuées dans notre pays.

Moralité : signer un contrat à l’étranger et hors CE reste le scénario le plus risqué. De plus, la loi française ne s’appliquant qu’aux contrats d’au moins trois ans, en dessous (certains vendeurs proposent des contrats de trente-cinq mois) vous ne pourrez bénéficier d’un quelconque recours !

Et vous, que pensez-vous de ces formules ? Les résidences en time share, arnaque ou bon plan ? Faites-nous part de vos expériences, le blog est là pour ça !

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Un commentaire
  1. Nico

    moi j’ai lu cet article j’ai peur que ce soit de l’arnaque :
    http://www.streetpress.com/sujet/8214-residences-en-timeshare-un-escroc-raconte-son-arnaque

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