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Investir dans un vignoble

Un investissement à vin sur vin

Nous l’avions déjà vu, il existe un véritable marché d’investissement au cœur des forêts françaises (lien « Investir dans une forêt »). Au-delà des bois, l’investissement rural permet d’acquérir des terres agricoles, mais aussi des vignobles. Voici ce qu’il faut savoir en quatre points.

Comment se porte le marché ?

Depuis ces trente dernières années, c’est un fait, le marché de la vigne a considérablement baissé, avec une chute significative entre 2003 et 2006 lorsque les prix ont dégringolé de 30 % ! Un événement qui n’a pas échappé aux investisseurs et qui permet au marché de se refaire lentement une santé. Acquérir des parcelles reste somme toute envisageable si vous ne visez pas les appellations les plus fameuses et si vous allez voir du côté des vignes plus modestes, hors AOC. Pour preuve, en 2010, le service statistique du ministère de l’Agriculture établissait le prix le moyen en AOC à 95 200 euros l’hectare, contre 10 600 euros hors AOC.

De l’acquisition d’un domaine à quelques parts en « vin papier »

En la matière, deux possibilités s’offrent à vous pour investir : acheter l’intégralité d’un domaine, pour les budgets les plus confortables, ou des parts via un groupement foncier viticole (GFV), pour une mise de fonds plus raisonnable. Ces GFV vous permettront de devenir copropriétaire d’un domaine, lui-même exploité par un viticulteur : c’est ce que l’on appelle aussi le « vin papier ». Ces sociétés font l’acquisition d’hectares de vignobles avec l’épargne de plusieurs particuliers et, chaque année, elles leur reversent une quote-part des loyers payés par l’exploitant, proportionnellement à leur apport. En optant pour cette solution, vous êtes exonéré des tâches de gestion et de tout ce qui concerne l’exploitation puisque cette responsabilité revient à un spécialiste, garant de la qualité et de la valeur de ce vin. Idéal, donc, quand on ne connaît pas grand-chose au milieu et que l’on souhaite gérer d’autres activités en parallèle.

Du côté des avantages fiscaux

Si vous devenez associé dans le cadre d’un GFV et que vos revenus n’excèdent pas 15 000 euros, vous pouvez alors bénéficier du régime micro-foncier : la fraction d’imposition sera soumise à un abattement de 30 % ou imposable après déduction des frais réels.

Si vos parts ont été acquises moyennant un emprunt bancaire, les intérêts sont imputables sur les revenus fonciers. En ce qui concerne l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune), les parts sont exonérées à hauteur de 75 % dans la limite de 101 897 euros, puis de 50 % au-delà de ce plafond. Il en va de même pour les droits de donation ou de succession. Pour bénéficier de ces avantages, ces terres doivent être louées au cours d’un bail de dix-huit ans, ce qui est la pratique la plus courante.

Une rentabilité de longue haleine

Globalement, les GVF distribuent entre 2 et 3 % de revenus par an, un rendement qui évolue chaque année en fonction du prix du vin. Il varie entre 1 % pour les grands crus et peut atteindre 5 % du côté des vins de moindre renommée. Si investir via un groupement ne vous rendra pas instantanément riche comme Crésus, c’est à plus long terme que cela s’avère intéressant : la revente des terres, au moment propice, vous permettra en effet d’en tirer une belle plus-value.

Et vous, que pensez-vous de ce type d’opération ? Pas assez rentable sur le court terme ou un bel investissement pérenne ?

 

 

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3 commentaires
  1. Syndic de copropriété

    Attention à la concurrence des acquéreurs étrangers qui participe grandement à la surestimation de certains domaines/parcelles.

  2. ALLOIX

    Bonjour,
    çà me parait bien,mais,suis résident à l’étranger,et,j’ai demandé un plan épargne logement,pour avoir un pied à terre,3 mois de vacances ,environ,dépendant actuellement de ma fille 4 ans.(école française à Rabat..
    Avec un mazet,çà serait judicieux,mais quel prix avec l’eau et l’électricité,déjà vu sans eau,ni,électricité…

  3. BAZAS IMMOBILIER

    La pression des chinois sur les vignobles Bordelais est forte. en outre, la pression du foncier à l’habitat sur certaines communes proche de Bordeaux n’aide pas à la visibilité sur le devenir de l’inestissement

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