En coulisse

Logic-Immo.com révèle les couleurs de l’Aude

À l’occasion de la sixième édition du salon Immobilier et Habitat de Narbonne, qui s’est tenu du 28 au 30 octobre, Logic-Immo.com a souhaité jouer son rôle de conseil en proposant aux futurs acquéreurs une table ronde sur la thématique « Votre projet d’acquisition : les nouvelles règles du jeu », animée par Ariane Artinian de l’agence Bazik Press. La parole aux experts  locaux.

Dans l’Aude, la pénurie de biens n’existe pas ! Les stocks dans l’ancien et le neuf sont reconstitués, notamment sur Narbonne qui concentre 86 % des nouveaux appartements. Reste à déterminer le quartier et là, « le marché de l’immobilier est pluriel », affirme Frédéric Rose, négociateur immobilier et représentant de la Fnaim. « Il faut compter par exemple 2 080 euros/m² pour un trois pièces à Narbonne et de 2 450 à 3 470 euros/m² sur Gruissan. C’est pareil dans le neuf avec 2 950 euros/m² en moyenne, mais cela peut atteindre 3 470 euros/m² ! Tout dépend non seulement de la situation, mais aussi de l’urbanisation et de la labellisation d’un produit en BBC. »

Quant aux maisons de type T5, elles s’échangent entre 193 700 et 285 000 euros. « De belles opportunités existent sur le bord de mer, où les propriétaires de maisons de trois pièces notamment cherchent à vendre rapidement afin de bénéficier de l’exonération sur la plus-value. Les négociations peuvent atteindre 10 %. », assure Frédéric Rose. Pour Me Didier Brousse, notaire à Fabrezan, il faut s’intéresser à la revente des biens qui ont été achetés avant l’an 2000, alors que les prix étaient assez bas. « Les vendeurs réalisent de belles plus-values sur ces produits, ils sont donc davantage enclins à faire des concessions sur les prix de vente. » Invitée à s’exprimer sur le renforcement du diagnostic de performance énergétique (DPE), Anne Maquis, responsable d’activités pour la société Dekra, a confirmé que le nombre de points de contrôle serait multiplié par deux dès janvier prochain et que le résultat de ces soixante points serait explicité dans un document remis ensuite à l’acquéreur. « Ces informations sont là pour sécuriser le vendeur et confirmer l’absence de risque d’empoisonnement par le plomb dans la peinture ou les tuyaux, d’hydrocution en cas de câblage électrique défectueux ou d’incendie. Toutefois, ces avis sont consultatifs et n’engagent pas la remise en état. Enfin, toujours dans un souci de transparence, sachez que les classements A ou B n’existent pas dans l’ancien et que les logements dont le DPE est compris entre A et D sont plutôt économes en énergie.»

Le foncier, de son côté, est en baisse et la pression se relâche. L’Hérault est d’ailleurs plus accessible que les départements limitrophes puisqu’un terrain de moins de 600 m² (le plus recherché) est estimé aux alentours des 61 000 euros, contre 110 000 euros en moyenne dans la région. De bonnes conditions pour ceux qui cherchent à placer leur argent : « l’investissement est un secteur en plein développement car nous n’avons que peu de constructions par rapport aux départements voisins. Un quart des acquéreurs n’est pas de l’Aude : il s’agit le plus souvent de couples parisiens ou lyonnais qui cherchent un logement pour une retraite ensoleillée et, du coup, cette pression maintient les prix à un niveau assez élevé, même s’ils sont en moyenne un tiers en dessous de ceux de l’Hérault », analyse Me Brousse. Un avis partagé par Paul Escourrou, président de l’Union des maisons françaises de l’Aude, qui relève que beaucoup préfère investir dans la pierre plutôt que de faire face aux aléas de la Bourse. Ils achètent pour 150 000 euros des villas clés en main, souvent payées comptant, qu’il peuvent facilement louer pour 750 euros/mois en moyenne sur Carcassonne. Cette fin d’année est un moment charnière pour concrétiser son projet d’achat. Salon Jean-Luc Assogbakpe, directeur de l’agence Société Générale de Narbonne, « les taux d’intérêt ne vont pas cesser de grimper. Aujourd’hui ils oscillent encore entre 4 % et 4,5 % hors assurance sur vingt ans. C’est le moment de se lancer à condition d’avoir bien réfléchi en amont à l’emplacement du futur bien, et d’en avoir négocié les prix ! »

Stéphanie Pécault, directrice des Études Logic-Immo.com

« Notre indice de confiance, établi sur la base de sondages réalisés auprès des visiteurs de notre site Internet et réalisé avec le concours de TNS-Sofres, nous indique que les futurs acquéreurs se montrent plutôt attentistes en ce moment. Ils sont près de 60% à craindre une détérioration des conditions de vie dans les six prochains mois. L’indice de confiance est passé de +12 points en janvier dernier à – 0,1 point en octobre. »

 

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