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Lampes fluocompactes : tous les risques potentiels

La Commission de la Sécurité des Consommateurs (CSC) a récemment publié un avis relatif à la sécurité des personnes dans le cadre de l’utilisation des lampes fluocompactes en milieu domestique.

Après examen des lampes fluocompactes et des conditions d’utilisation de celles-ci, il apparaît que les particuliers peuvent être exposés à trois risques :

– émission de rayonnements ultraviolets,
– rayonnements électromagnétiques,
– émanations de mercure en cas de bris.

Risque lié à l’émission de rayonnements ultraviolets

Le verre est normalement peu transparent aux rayonnements ultraviolets. Différentes études concluent à de faibles émissions d’ultra-violets.

Par ailleurs, la CSC a considéré le fait que depuis plus de 60 ans les tubes fluorescents ont été utilisés par un grand nombre de personnes sans que des pathologies aient été signalées.

Enfin, la conception des lampes fluocompactes est réglementée, notamment dans la puissance effective du rayonnement ultraviolet.

Risque lié à l’émission d’ondes électromagnétiques

Le culot des lampes fluocompactes, et plus précisément le balast électronique qui s’y trouve, contient un générateur de hautes fréquences. Ceci émet des ondes électromagnétiques.

Un protocole a démontré que les rayonnements électromagnétiques mesurés sont bien conforme au seuil fixé par décret*. Mais il est à noter que ces essais n’ont été réalisés qu’à partir d’une distance de 30cm de l’ampoule.

La CSC souligne toutefois un risque d’interaction entre les appareils générant des ondes électromagnétiques et les simulateurs cardiaques.

Risque lié aux émissions de mercure en cas de bris

Le mercure contenu dans les lampes fluocompactes ne dépasse pas une teneur de 5 mg. La teneur peut être moindre. Si une lampe fluocompacte se brise, le mercure est libéré sous forme de vapeur.

De nombreux essais ont été commandés par la CSC à des laboratoires : des ampoules chaudes et froides ont été brisées dans des pièces à volume varié, avec des ventilations diverses. Il a ainsi été démontré qu’en cas de bris d’une ampoule froide, la teneur en mercure est variable, mais peut dépasser des seuils supérieurs à ceux fixés pas l’OMS. Toutefois, l’exposition reste courte : seules les personnes sensibles au mercure courent un risque potentiel pour leur sécurité.

En revanche, si l’ampoule est brisée à chaud (en fonctionnement), la teneur en mercure mesurée est variable selon les ampoules, mais est toujours élevée (jusqu’à 25 fois le seuil fixé par l’OMS), durant quelques minutes. Il y aurait alors un risque potentiel pour la santé des jeunes enfants, des femmes enceintes et des personnes fragiles.

Quelles sont donc les précautions d’achat et d’utilisation à prendre concernant les lampes fluocompactes?
C’est ce que nous verrons dans le prochain et dernier article consacré à l’éclairage domestique!


* Décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 relatif aux valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les équipements électriques ou par les installations radioélectriques
Source : Commission de la Sécurité des Consommateurs

 

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3 commentaires
  1. Zunak

    Un risque par définition est toujours potentiel. « Risque potentiel » est donc un remarquable pléonasme !

  2. Anonyme

    fdp

  3. kaaris

    j’ai aucune peine j’te nique ta race

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