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Le point sur l’éclairage domestique


En France, la consommation d’électricité consacrée à l’éclairage domestique représente 1,7% de la consommation d’électricité nationale.

En moyenne, une famille consacre 15% de sa consommation totale d’électricité pour éclairer son habitation. Quatre types de lampes peuvent se trouver dans nos maisons.

La lampe à incandescence existe depuis plus d’un siècle.

Un courant électrique important parcoure son filament en tungstène et le porte à haute température, ce qui produit l’éclairage.

Pour éviter que le filament se consume immédiatement, il est enfermé dans une ampoule en verre scellée vide d’air ou remplie d’argon ou de krypton. Au fur et à mesure des utilisations, des atomes de tungstène se déposent sur la paroi de l’ampoule. Le filament devient de plus en plus fin et finit par casser, en général au bout d’un millier d’heures. La durée de vie des ampoules à incandescence peut être plus longue si elles connaissent un faible nombre d’allumages ou d’extinctions, et vice et versa : de fréquents allumages et extinctions raccourcissent sa longévité.

En outre, les lampes à incandescence sont peu efficaces d’un point de vue de la luminosité, puisque seule 5% de l’énergie qu’elles consomment sont restitués sont forme de lumière visible pour l’Homme (8 à 16 lumens par watt selon les modèles).

Les lampes halogènes ont le même mode de fonctionnement que les lampes à incandescence, mais l’ampoule est remplie d’un gaz de la famille des halogènes, d’où le nom de ces ampoules.

Le filament de tungstène est porté à une température plus élevée. L’efficacité lumineuse des ampoules halogènes est donc supérieure (12 à 25 lumens par watt en moyenne), et la lumière visible par l’oeil humain est un peu supérieure par rapport aux lampes à incandescence.

Toutefois l’ampoule n’est pas constituée de verre mais de quartz ou de silice, pour pouvoir résister aux hautes températures. Ces matériaux laissent passer les ultra violets, d’où la protection en verre qui recouvrent les ampoules halogène sur les lampes du même nom.

La diode électroluminescente ou light-emitting diode (LED) est constituée d’une jonction entre deux matériaux semi-conducteurs. C’est le passage du courant dans cette jonction qui génère des photons. L’émission lumineuse est forte et concentrée dans un cône d’angle étroit.

Les lampes vendues pour l’éclairage domestique sont donc souvent composées de plusieurs LED pour obtenir un éclairage dans toutes les directions. Le rendement lumineux est assez important, et dépend de la couleur émise : de 30 lumens par watt pour une diode bleue à 100 lumens par watt pour une diode verte.

La durée de vie des LED est longue (10.000 à 30.000 heures) mais leur coût est élevé.

Il est à noter que l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a alerté en octobre 2010 sur la possibilité de risques sanitaires à l’utilisation de certaines lampes à LED. En effet, le spectre d’émission en lumière bleue de certaines se révèle trop intense.

La prochaine fois nous parlerons de la lampe fluocompacte. Nous verrons par la suite les réserves faites récemment à son sujet et les précautions qui sont à prendre pour son utilisation.


Source : Commission de la Sécurité des Consommateurs

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