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Eclairage domestique et lampes fluocompactes

Dans le dernier article, nous avons passé en revu trois types d’éclairages domestiques, du plus ancien au plus récent : la lampe à incandescence, la lampe halogène et la LED.

Aujourd’hui, voyons les avantages et les inconvénients de la lampe fluocompacte.

Plebiscitées pour leur faible besoin en énergie et leur longue durée de vie, de plus en plus répandues dans les rayons des magasins, les lampes fluocompactes sont amenées à supplanter les lampes à incandescence classiques. Leur potentielle nocivité ont récemment fait parler d’elles.

Les lampes fluocompactes ont un mode de fonctionnement très proche de celui des tubes fluorescents du siècle dernier. Une décharge électrique ionise un mélange de gaz qui contient notamment de l’argon et du mercure, ce qui produit un rayonnement ultraviolet non visible. Mais c’est ce même rayonnement qui excite par la suite une poudre fluorescente présente sur les parois qui transforme ce rayonnement en lumière visible par l’Homme.

Le rendement lumineux des lampes fluocompactes est quatre à cinq fois plus important que celui des des lampes à incandescence. L’efficacité lumineuse est de 50 à 80 lumens par watt.
Pour autant, le spectre lumineux des lampes fluocompactes est discontinu : cela a pour conséquence concrète un rendu des couleurs moins fidèle que celui assuré par les lampes à incandescence.

La durée de vie des lampes fluocompactes est de 6.000 à 10.000 heures, au lieu d’environ 1.000 heures pour les lampes à incandescence. C’est, avec leur faible consommation énergétique (quatre à cinq fois moins élevée que celle des lampes à incandescence pour des performances équivalentes en terme d’éclairage), le gros avantage des lampes fluocompactes. Leur grande longévité et leur consommation économique compensent un prix à l’achat nettement plus élevé que celui des lampes à incandescence.

Le mercure présent dans les lampes fluocompactes est un produit toxique. Il est pour autant indispensable en l’état des connaissances actuelles pour faire fonctionner les lampes fluocompactes.
La quantité de mercure présente dans ces lampes a été diminuée ces dernières années. Une directive de 2003 limite la quantité de mercure par ampoule à 5mg, mais de nombreux modèles n’en contiennent aujourd’hui que 2mg.

Teneur en mercure, mais aussi rayonnement ultra-violets et ondes électromagnétiques,
beaucoup de suspicions planent autour de la lampe flucompacte. Nous ferons le point sur les risques réels ou supposés de la lampe fluocompacte dans le prochain article consacré à l’éclairage domestique dans son intérieur.


Source : Commission de la Sécurité des Consommateurs

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