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Désinsectisation, dératisation et habitations

Vivre en ville amène parfois à devoir cohabiter avec des voisins peu souhaitables : nombre d’insectes et de rongeurs.


Qui sont ces indésirables, comment lutter contre eux, et quelles sont les obligations des propriétaires à leur sujet?

Les blattes (appelés aussi cafards) aiment les restes de nourriture, les cachettes et l’humidité. On les trouve donc souvent dans les cuisines, les salles de bain, et tous les petits orifices où elles peuvent se mettre à l’abri. Bien nettoyer sa cuisine et enfermer ses aliments ne suffit pas à s’en débarrasser, car elles trouveront de quoi se nourrir dans le tuyau de l’évier ou ailleurs. Chaque ponte produit un grand nombre de nouveaux individus qui sont très vite matures sexuellement. Les blattes peuvent donc croître très rapidement, et elles connaissent peu de prédateurs dans nos habitats.

Les puces et les acariens sont des insectes ectoparasites (parasites externes). Les puces piquent et sucent le sang des mammifères (dans nos intérieurs, le chat, le chien, mais aussi l’Homme et les rongeurs) pour se nourrir. La femelle pond en moyenne 20 à 30 oeufs par jour. Les larves peuvent survivre plusieurs mois en attendant des conditions de température et d’humidité optimales pour émerger sous leur forme adulte et se reproduire. Une population de puces peut donc se développer en masse et est particulièrement résistante sur la durée.

Le rat brun, appelé également surmulot, rat gris ou même rat d’égout est un rongeur omnivore qui se satisfait des ordures et des aliments qu’il trouve sur son passage. On estime qu’à Paris, ils consomment 800 tonnes de déchets chaque jour dans les égouts et les dépôts d’ordures : ils ont donc une certaine utilité dans les grandes villes, bien qu’ils soient plutôt indésirables dans les habitations et les caves des immeubles, où ils rongent la plupart des matériaux. Une femelle peut donner naissance à une soixantaine de ratons par an. Ils pullulent donc largement dans les sous-sols.

 

De nombreuses entreprises ont fait leur spécialité de débarrasser les maisons et les immeubles de ces envahisseurs – cafards, puces, acariens, rats, mais aussi souris, punaises, mouches, mites, …avec des méthodes et des produits adaptés.

Pour les insectes, en général il est utilisé des produits rémanents, c’est-à-dire qui sont efficaces sur plusieurs mois : ils tuent les adultes mais fonctionneront plus tard sur les futurs adultes encore a u stade larvaire au moment où la désinsectisation est passée. Pour les rongeurs, il est déposé sur place des appâts spécifiques.

Toutefois, pour les insectes comme pour les rongeurs, les bâtiments doivent être traités chaque année, voire plusieurs fois par an selon les risques, pour éviter les réinfestations.

La circulaire du 9 août 1978* définit notamment, (en application du code de la santé publique) les conditions d’entretien des habitations, de leurs équipements et dépendances. La dératisation et la désinsectisation sont à réaliser d’urgence dès que cela s’avère nécessaire.
La dératisation est par ailleurs obligatoire avant la démolition d’un bâtiment.
Par ailleurs, il est interdit d’accumuler ou d’entreposer des détritus ou des substance susceptibles d’attirer les insectes et les rongeurs.

Le traitement des insectes, la dératisation, la désinfection des colonne de vide-ordures bénéficient d’un taux de TVA de 5,5% dès lors qu’il s’agit d’un local à usage d’habitation achevé depuis deux ans ou plus.
Si l’immeuble est affecté à mois de 50% à l’habitation (ou mixte), seule la part concernée pourra bénéficier de ce taux de TVA.

Les dépenses liées à la dératisation ne sont pas récupérables sur les locataires :
seules celles relatives à la désinsectisation et la désinfection le sont**.

Des mesures et des obligations particulières concernent les termites : pour tout savoir, lire l’article de Tout Mon Immobilier traitant des termites.

* Journal officiel – NC du 13 septembre 1978

** Décret n°87-713 du 26 août 1987 pris en application de l’article 18 de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 tendant à favoriser l’investissement locatif, l’accession à la propriété de logements sociaux et le développement de l’offre foncière et fixant la liste des charges récupérables, VI. Hygiène.

 

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