décembre 2007 - Le Blog immobilier de Logic-immo

Augmentation du pouvoir d’achat : Les potions magiques ne sont pas sans danger.

La chronique de Gabriel Milesi Pas de commentaire

Gabriel MilesiLe Père Noel ne peut distribuer que ce qu’il a dans sa hotte.

Comme celle de la France est pleine de dette et que Nicolas Sarkozy veut un beau Noel pour ses compatriotes, il a fait le plein d’imagination en redistribuant aux Français l’argent qui leur appartient. La technique est aussi vieille que la politique. Mais attention car cette potion magique pourrait être pire que le mal.

Pour améliorer le pouvoir d’achat, le Président a découvert une nouvelle cagnotte, celle des locataires. Depuis des temps lointains, ceux-ci, versent aux propriétaires des sommes importantes, sorte de sésame qui leur permet d’entrer dans les lieux et qui sont destinées à couvrir d’éventuels dégâts et d’éventuels impayés.

La caution ne représentera plus désormais qu’un mois de loyer au lieu de deux ou trois. Bravo, disent les locataires et particulièrement les jeunes. En effet, pour un jeune qui doit s’installer, qui tire déjà le diable par la queue, verser un seul mois de caution est une aubaine.

Pour les syndics en revanche, quel casse tête ! Les voilà contraints de restituer les sommes trop perçues, selon les dernières normes. Nul doute qu’ils se mettront en conformité. Mais que se passera-t-il pour le petit propriétaire ? Ouvrira-t-il aisément son appartement à un jeune quant il redoute un déménagement à la cloche de bois. Un seul mois de loyer ne lui donne plus de garantie suffisante.

Certes, Nicolas Sarkozy a prévu de mettre en place un service public de garantie des loyers impayés. Mais on imagine mal comment un tel service peut fonctionner quand l’Etat non seulement est impécunieux mais en plus, est tenu par une Constitution qui prévoit désormais un droit au logement. Et que penser de cette nationalisation rampante ? Les agents immobiliers ont mis en place depuis longtemps des dispositifs de garantie. Voilà tout d’un coup que l’Etat décide de rayer leurs efforts d’un trait de plume, comme s’ils n’avaient jamais rien fait, comme si leur capacité d’expertise n’était que poussière que l’on peut balayer ! Au risque de les dévaloriser.

Dans la hotte du Père Noel figure aussi une mesure qui impose désormais une indexation des loyers sur l’indice des prix et non plus sur l’indice de la construction. Bravo, disent encore les locataires ! Ce nouveau système devrait calmer la course folle des loyers. Mais les propriétaires, dont les dépenses sont alignées sur l’indice de la construction risquent non seulement de déchanter mais aussi et surtout de constater que l’investissement immobilier, déjà soumis à une fiscalité exubérante, est de moins en moins rentable ! Et donc de se tourner vers des placements plus favorables.

On pourrait alors aboutir à une situation étrange ou pour favoriser le pouvoir d’achat des uns on décourage les propriétaires, on se met à dos les syndics et les agents immobiliers avec le risque d’aboutir à une crise du logement dont finalement les locataires pourraient faire les frais. Les potions magiques sont à manipuler avec précautions !

Gabriel Milesi

Logements écologiques : êtes-vous prêts à payer ?

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La nécessite d’améliorer les performances écologiques du parc français de logements anciens a été mis en exergue lors du récent Grenelle de l’environnement.
Nos logements consomment 43% de l’énergie disponible et sont à l’origine d’au moins 21% des émissions de CO2 nationales, via principalement la consommation d’énergie liée au chauffage (75% des émissions). La maison française « moyenne », chauffée le plus souvent au fuel, produirait ainsi 6 à 8 tonnes de CO2 par an.
Le groupe de travail climat du Grenelle de l’environnement a proposé un grand chantier de rénovation énergétique des bâtiments existants, destiné à réduire les consommations d’énergie d’environ 20 % dans les bâtiments tertiaires et 12 % dans les bâtiments résidentiels en 5 ans, et de plus d’un tiers à l’horizon 2020.
Il va donc falloir économiser, et favoriser la production « passive » d’énergie, avec dans tous les cas, d’importants investissements à la clef à la charge des propriétaires.
Ainsi pour économiser l’énergie nécessaire au chauffage, il faudra renforcer l’isolation. A titre d’exemple, des fenêtres à double ou triple vitrage de dernière génération permette d’économiser 30% de consommation. De nombreux équipements peuvent également contribuer à cet objectif : puits canadien, ventilation à récupération de chaleur, capteurs solaires thermiques et/ou photovoltaïques, ampoules à économie d’énergies, électroménagers peu consommateurs, chauffes-eau solaires, etc… Il a été d’ailleurs indiqué à l’issue du Grenelle que les vitres simples et les lampes à incandescence seraient bientôt bannies du marché.
Un label récemment créé dans le cadre de la nouvelle réglementation thermique (RT2005), baptisé BBC pour Bâtiment Basse Consommation, récompense les logements ainsi équipés et consommant au maximum 50 kWh/m2/an.
Sachant qu’à l’heure actuelle le parc moyen des logements français consomme 400 kWh/m2/an… Mais qu’il a été indiqué lors des conclusions du Grenelle que tous les bâtiments neufs devront d’ici 2012 présenter une consommation énergétique de 50kwh/m2/an !
Selon l’iconoclaste Rémy Prud’homme, professeur émérite de l’Université Paris XII, commentant cette actualité dans l’hebdomadaire Marianne, le coût du grand chantier de rénovation énergétique serait de 600 milliards d’euros, « pour partie payées directement par les ménages, pour partie par les entreprises (pour les bâtiments tertiaires), et pour partie par l’Etat sous forme de subventions ». Soit donc un prélèvement de 60 milliards par an dans la poche des Français pendant dix ans. « C’est mille euros par habitant, deux ou trois mille euros par ménage », indique le Pr Prud’homme.
Pour le résultat suivant : 37 millions de tonnes de CO2 économisées par an, soit 7% des émissions de gaz à effet de serre de la France. En échange, les Français pourront récupérer chaque année 130 ou 140 euros par habitant en économies sur les dépenses d’énergie.
A l’heure où la question du pouvoir d’achat devient centrale, on voit bien là que la mise en œuvre de ce plan de rénovation ne sera pas un long fleuve tranquille…

Godefroy Jordan

Immobilier à Paris : tension à la hausse !

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Si le ralentissement de la hausse des prix de l’immobilier est avéré au global en France, avec des baisses de prix ici ou là, il est un marché bien à part, je veux parler de celui de Paris.

La chambre syndicale de la Fnaim de Paris IDF a ainsi expliqué, lors de la présentation de son Observatoire francilien de l’immobilier, que « Paris et l’Ile de France sont des marchés spécifiques, qui ne sont pas comparables aux autres régions françaises » et où « la conjoncture continue de s’aggraver, tant au niveau de l’offre que de la demande de logement ».

La baisse du nombre de transactions entamée en 2005 s’est poursuivie au premier semestre 2007, de même que le repli du nombre de mandats qui dure, lui, depuis 2004.

Conséquence sur les prix : si les arrondissements les plus chers (75006, 75007, 75004) se sont stabilisés au-dessus de 8.000 euros le m2, les prix se sont tout juste stabilisés sur les produits moyens et continuent à montent sur les produits de qualité !

Pour les parisiens, voici les prix de l’immobilier à l’achat dans paris intra-muros à octobre 2007, publiés par Les Echos :

Arrondissement Variation annuelle (1) Prix au m2 (2)
1 er + 12,9% 7.535 euros/m2
2 ème + 12,9% 6.597 euros/m2
3 ème + 12,9% 7.010 euros/m2
4 ème + 13% 8.348 euros/m2
5 ème   + 5,6% 7.569 euros/m2
6 ème + 9,3% 8.818 euros/m2
7 ème  + 9,2% 8.829 euros/m2
8 ème  + 6,6% 7.243 euros/m2
9 ème   + 8,6% 6.038 euros/m2
10 ème  + 6,8% 5.194 euros/m2
11 ème  + 6,1% 5.558 euros/m2
12 ème  + 6,6% 5.656 euros/m2
13 ème  + 5,2% 5.605 euros/m2
14 ème   + 8,5% 6.227 euros/m2
15 ème   + 7,7% 6.309 euros/m2
16 ème + 10,4% 6.962 euros/m2
17 ème   + 6,8% 5.710 euros/m2
18 ème + 9,6% 5.247 euros/m2
19 ème   + 9,2% 4.705 euros/m2
20 ème  + 6,8% 4.990 euros/m2

(1) Progression annuelle du second trimestre 2007 par rapport au second trimestre 2006.
(2) Prix moyen au deuxième trimestre 2007.
Source: les echos - octobre 2007

Auteur : Sophie Cassam

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