Crise du crédit immobilier aux Etats-Unis :variable = cabossable
27 novembre 2007 La chronique de Gabriel Milesi Pas de commentaire
Tout bon Français se doit de râler. Contre le gouvernement, contre la vie chère, contre le mauvais temps… Mais attention à ne pas se tromper de cible !
Jamais le coût de l’argent n’avait été aussi bas. Fallait-il alors tenter de grappiller encore quelques centimes en optant pour des crédits à taux variable ? De toute évidence, le pari était risqué car les taux ne pouvaient que remonter. Pourquoi les emprunteurs se sont ils donc lancés dans de telles opérations ? Sans doute par méconnaissance des mécanismes, par manque d’information, par naïveté.
En revanche, les banquiers, eux, savaient. Pourquoi alors, ont-ils proposé une solution aussi risquée à leurs clients ? Ni par méconnaissance ni par naïveté ! On n’ose imaginer qu’ils cherchaient à grappiller quelques euros de plus à des clients déjà peu fortunés.Le résultat en tout cas est sans appel. Les emprunteurs sont à la peine, le gouvernement se fâche et les banquiers en seront sans doute pour leur frais.
Heureusement, en France cette pratique du taux variable, est peu répandue. Ce qui n’est pas le ca en revanche,aux Etats-Unis où les banques n’ont pas hésité à prêter à tour de bras, à taux variable, en toute connaissance, à des gens qui n’avaient pas la surface financière suffisante. Les taux sont remontés et arriva ce qui devait arriver : les emprunteurs ne peuvent plus rembourser et rejouant le scénario de l’arroseur arrosé, les banques se sont retrouvées dans le rouge.
Ce qui ne serait qu’un moindre mal, si cela n’entraînait des remous dans la sphère financière et surtout dans l’économie mondiale. Avec pour conséquence une chute de la bourse, un ralentissement de la croissance, une hausse du chômage et une augmentation de la misère.
Dans ce cas, qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat ? Une fois de plus, les banquiers se sont lancés sans réfléchir, sur des marchés périlleux. Et tout le monde en paye les conséquences.
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Editorial: G.Milesi
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